La Ville de Salaberry-de-Valleyfield versera plus de 100 000 $ en primes de départ à la suite de l’élection municipale du 5 novembre prochain.
Une prime de départ est accordée lorsqu’un élu quitte volontairement le domaine politique ou qu’il est battu lors d’un scrutin. Elle est calculée sur la base d’une rémunération moyenne de 15 jours au cours des 12 mois précédant le départ, laquelle est multipliée par le nombre d’années complètes depuis le 1er janvier 1992 plus toute fraction d’année.
Il faut souligner que la prime ne peut être supérieure à la rémunération totale des 12 mois précédant le départ. De plus, la somme est payable seulement si l’élu a contribué durant au moins deux années complètes au Régime de retraite des élus municipaux (RREM).
Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe touchera une prime de départ approximative de 83 000 $. M. Lapointe cumule 22 années au poste de premier magistrat. Les trois autres conseillers qui ont annoncé leur retrait de la politique municipale, Denis Laître, Louise Sauvé et Jean-Luc Pomerleau toucheront respectivement, 10 004 $, 6685 $ et 3335 $.
Advenant qu’au terme du scrutin d’autres conseillers sortants soient défaits, la somme totale versée en primes de départ augmentera.
Pas d’assurance emploi
Alors que la plupart des salariés canadiens paient de l’assurance emploi, il en est tout autre pour les élus. Comme l’indique Michel Décosse, directeur et trésorier au Service des finances et de l’informatique à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, les élus ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi. «Ils ne paient donc aucune contribution à ce titre», fait savoir M. Décosse.
Une élection de près de 300 000 $
L’élection municipale 2017 coûtera 297 959 $ aux contribuables. Pour s’assurer du bon déroulement de l’élection, plusieurs postes électoraux sont occupés par des citoyens. Ceux-ci sont rémunérés pour le temps accordé à leur fonction. La grille tarifaire pour les travailleurs d’élection est variée. Les salaires varient de 127 $ à 190 $. «Également, le personnel électoral qui assiste à une formation a droit à 35 $ à titre de frais de déplacement», indique Michel Décosse.
Les gens embauchés à l’élection n’ont pas à payer d’impôts sur le gain. «Il n’y a pas de retenue d’impôt puisque la rémunération est sous la barre de l’exemption de base pour le calcul d’impôt, précise M. Décosse. Toutefois, les travailleurs reçoivent tous un T4 et un Relevé 1 aux fins de déclarations fiscales.»
