ENVIRONNEMENT.  Identifiée à la fête de l’Halloween depuis des lunes, la citrouille pourrait être appelée à devenir plus qu’un symbole et un objet décoratif à Salaberry-de-Valleyfield.

Dans le cadre d’une activité visant à donner une seconde vie à cet aliment qui pousse localement et qui fait partie du patrimoine, la Ville sollicite ses citoyens afin de détourner un maximum de citrouilles des ordures. L’invitation est lancée aux Campivallensiens à cuisiner les citrouilles à la maison ou à les rapporter, peintes et non découpées, à l’Écocentre pour des ateliers de cuisine collective. Le compost à domicile ou la disposition des citrouilles lors des collectes spéciales de résidus verts figurent également parmi les options de «Bon débarras».

«La meilleure idée, de loin, c’est la cuisiner. En plus de contenir des fibres, du zinc et de la vitamine A, la citrouille est savoureuse», affirme Maggy Hinse, conseillère en environnement à la Ville. «Elle se prête au jeu de toutes sortes de recettes et de formes. La citrouille peut être rôtie, en cube, en purée ou en pâtisserie», d’ajouter la coresponsable du Plan d’action en développement durable, qui recommande de s’inspirer des suggestions faites sur Internet.

Grosse ou petite citrouille? Les petites sont plus sucrées, moins humides et plus fermes, donc plus propices à la cuisson. On peut aussi congeler le surplus cuit ou cru, la chair étant utilisée dans les recettes à venir.

Le PRAQ embarque : un atelier gratuit

L’organisme «Pour un réseau actif dans nos quartiers», le PRAQ, embarque de plain-pied dans cette initiative locale pour sauver les citrouilles de l’enfouissement. Alors que la populaire plante orange pourra être déposée à l’Écocentre (2575, boulevard Mgr-Langlois) jusqu’au 6 novembre, les citrouilles récupérées par le PRAQ et d’autres organismes seront utilisées lors d’un atelier ouvert gratuitement au public. Ce rendez-vous culinaire se tiendra le vendredi 9 novembre, de 13 h à 19 h, dans les nouveaux locaux de la Popote Roulante au 282, rue Jacques-Cartier.

Au programme de l’activité : préparation de la citrouille, confection de quelques recettes à base de citrouilles, dont une grande sauce à spaghetti, et dégustation. Les membres du Cercle de Fermières de Bellerive seront sur place pour partager leur savoir avec les participants, qui pourront repartir avec des préparations prêtes à l’usage et des fiches de recettes. Il n’est pas nécessaire de réserver sa place, l’arrivée et le départ étant flexibles.

Les dirigeants municipaux et des organismes locaux souhaitent que la citrouille devienne plus qu’un élément décoratif mis en vedette dans le cadre de l’Halloween. (Photo: gracieuseté)

En ce qui a trait aux options de compostage, la maison demeure le meilleur choix. En plus de réduire le transport, le compost à domicile procure une ressource pour le jardin et la cour. Sinon, les citrouilles peuvent être remises via la collecte porte-à-porte des résidus verts, les vendredis 2, 9, 16 et 23 novembre. Tout comme dans le cas de la récupération des matières organiques, qui fait l’objet d’un projet pilote, les citrouilles prendront la destination de la plate-forme de compostage municipal. L’Écocentre acceptera également les surplus, du mercredi au dimanche.

Autre nouveauté cette année, les restaurants campivallensiens sont invités à mettre la citrouille à l’honneur et les commerçants peuvent faire don de leurs décorations de l’Halloween afin d’éviter le gaspillage. Le PRAQ propose aux commerçants ainsi qu’aux organismes et aux écoles d’adhérer au mouvement en consultant un guide constitué de conseils et de fiches d’activités. Ce document est disponible en ligne et plusieurs activités privées sont déjà programmées. Pour toute information additionnelle : ville.valleyfield.qc.ca/citrouille.