«J’ai réussi mon premier triathlon « Ironman » mais je suis resté sur mon appétit. Je veux répéter l’expérience l’an prochain et aller plus vite. Ce sport devient un mode de vie quand tu y prends goût.»

Telle a été la réaction de Jonathan Brault quand il a été interrogé par Le Journal Saint-François à la suite de sa participation à la récente épreuve «Ironman» de Mont-Tremblant. Le résidant de Saint-Louis-de-Gonzague est parvenu à boucler les 3,9 km de nage, les 180 km de vélo et le marathon de 42,2 km de course à pied en 11 heures, 9 minutes et 11 secondes lors de cette exigeante journée. Un résultat qu’il accepte avec ambivalence, compte tenu des circonstances qui ont entouré sa préparation.

«C’est spécial car un mois avant le triathlon, je n’étais pas censé faire la portion course en raison d’une blessure à l’aine», a relaté le triathlète âgé de 36 ans. Incapable de courir pendant quatre semaines de la mi-juin à la mi-juillet, Brault a également joué la carte de la prudence à vélo. Heureusement, la douleur s’est dissipée et il a pu reprendre l’entraînement complet à raison d’une vingtaine d’heures par semaine moins d’un mois avant l’événement.

«Avec cette blessure, mon but était avant tout de terminer le triathlon et j’ai pu le faire grâce à l’excellente préparation de mon entraîneure Ann Depraeter. Du même coup, je suis motivé à l’idée de faire un deuxième « Ironman » et d’améliorer mes temps», de signifier celui qui a porté les couleurs des Élites (Braves) de Valleyfield de la Ligue de hockey Junior AAA du Québec au milieu des années ’90.

Après avoir consacré une douzaine d’heures en moyenne par semaine à l’entraînement pendant les 8 premiers mois de l’année 2016, Jonathan Brault prend une pause. «Il ne faut pas tomber dans le piège et penser que la récupération va se faire rapidement. On est tellement usé (après un Ironman)», a évoqué l’homme qui gagne sa vie comme mécanicien chez Hydro-Québec.

Ayant 6 demi-triathlons «Ironman»à son actif depuis 2012, Brault veut maintenant se concentrer sur les préparatifs qui le mèneront à un second «Ironman», vraisemblablement à l’automne 2017. Il a tenu à souligner la collaboration des experts de «Vélo Station» dans son aventure.

Trois autres athlètes de la région ont réalisé l’exploit de franchir la ligne d’arrivée d’un «Ironman» à Mont-Tremblant, dont deux Campivallensiens. Sylvain Galarneau a parcouru la distance totale en 13h41,19 et Ghyslain Billette a fait de même en 12h41,30. Jonathan Rochefort, originaire de Saint-Chrysostome, a réussi un temps de 9h52,08 pour finir 5e dans son groupe d’âge (25-29 ans) et 44e au total.

Un partenaire d’entraînement de Jonathan Brault, Simon Levasseur a pris le 26e rang sur 2800 participants au triathlon «Ironman» du Wisconsin aux États-Unis et il s’est classé 2e chez les 40-44 ans grâce à un chrono cumulatif de 10h01. L’athlète de Sainte-Marthe s’est qualifié ainsi en vue de la compétition internationale «Ironman» qui aura lieu à Hawaïï en octobre 2017.