Randy Galipeau vient d’être sentencié à une période d’emprisonnement de 20 mois pour des attouchements sexuels commis sur une fillette âgé de moins de 10 ans.

C’est le mardi 19 juillet que la juge Marie-Chantal Doucet a prononcé la sentence envers le résident de Huntingdon âgé de 36 ans. D’ailleurs, avant les plaidoyers sur sentence, un rapport pré-sentenciel ainsi qu’une évaluation sexologique ont été demandés. Ce dernier fait état d’un faible risque de récidive, mais la juge Doucet a fortement suggéré à l’abuseur de se soumettre à une thérapie.

Si le temps de détention fait suite à une suggestion commune, Randy Galipeau devra se soumettre à de sévères conditions lors de sa remise en liberté. Il lui sera interdit de communiquer et de se trouver dans un rayon de 200 mètres de sa victime et des membres de sa famille. Également, il lui est désormais interdit de se trouver en présence de personnes mineures sauf en compagnie d’un adulte connaissant le crime commis par l’accusé. De plus, Randy Galipeau doit fournir un échantillon de son ADN, voit son nom inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité et il ne pourra posséder d’arme à feu pour les 10 prochaines années.

Soulagement pour la famille

Bien qu’une interdiction de publication afin de protéger l’identité de la victime ait été imposée dans ce dossier, la mère de celle-ci a accepté de se confier au Journal Saint-François.

«Aujourd’hui nous pouvons tourner la page. Ma fille est heureuse que cela soit terminé. Même s’il avait eu une sentence de 100 ans, cela ne changerait en rien le tort qu’il a fait», explique la dame les yeux rougis par l’émotion.

Une présente intimidante et réconfortante

La présence de la jeune victime ne passait pas inaperçue au Palais de justice de Valleyfield le mardi 19 juillet. La fillette était escortée de 18 motards membres de l’organisation Bikers against child abuse (BACA).

«Aujourd’hui, nous assurons la sécurité de la petite et nous lui offrons du réconfort, mentionne un membre de la bande qui s’identifie sous le pseudonyme de Groucho. Nous l’avons adoptée. Elle fait maintenant partie de notre famille. Elle pourra toujours compter sur nous.»

Avec leur allure de durs à cuire et leur imposante moto, il est difficile pour les membres de BACA de ne pas attirer les regards lorsqu’ils décident de se réunir dans une rue ou pour accompagner un enfant au tribunal.

«Si on était des golfeurs, ça ne fonctionnerait sûrement pas, explique le président de la branche montréalaise CCRider.  Notre présence auprès d’un enfant peut décourager un abuseur. Quand tu nous vois, tu n’as pas envie de passer à travers nous.»

Le service offert par BACA auprès des enfants est unique. «Nous sommes les seuls qui vont se déplacer si un enfant appelle à 3h du matin, terrorisé par des expériences du passé. Nous allons passer la nuit devant la maison si ça peut le sécuriser et l’aider à dormir. Nous l’avons fait récemment pour un enfant de Salaberry-de-Valleyfield. Nous avons passé 36 heures devant sa maison pour que l’enfant puisse se sentir en sécurité et dormir en paix.»