Robert Daoust et Linda Gervais incarnent véritablement ce que représente la génération des «baby boomers»: des hommes et des femmes travaillants, engagés dans leur communauté, ancrés dans les valeurs familiales et interpellés par la nécessité d’être utiles à la société.
Le couple marié depuis l’été 2014 mène une vie bien remplie. Les trois enfants chacun issus d’unions précédentes volent de leurs propres ailes de sorte que Robert et Linda ont beaucoup de temps à vouer à leurs activités respectives.
Si Linda est toujours active sur le marché du travail, Bob Daoust a pris sa retraite le 31 décembre dernier après avoir gagné sa vie dans le domaine manufacturier pendant un demi-siècle, principalement à titre de directeur d’usine, et en tant que responsable de la distribution de publications imprimées pendant une douzaine d’années.
L’homme âgé de 66 ans profite de certains avantages associés à la retraite. La levée du corps à 2 heures la nuit pour livrer le «Publi Sac» et «La Presse» fait maintenant partie du passé. Le Campivallensien de souche et de réadoption a d’ailleurs distribué les derniers exemplaires papier du quotidien montréalais avant d’encaisser son dernier chèque de paye. «Maintenant, j’amène mon épouse au travail le matin et je reviens à la maison pour relaxer avec un café en lisant mon journal», mentionne-t-il.
Le sexagénaire avoue toutefois qu’il est plus actif que jamais. Il a reçu des offres pour pratiquer son métier d’origine en ferblanterie mais il a préféré se consacrer entièrement au sport qu’il affectionne le plus: la crosse.
L’ex-entraîneur des Astérix Juniors de Valleyfield accorde une quarantaine d’heures par semaine à cette discipline sportive, que ce soit comme arbitre (depuis 45 ans), enseignant lors de cliniques ou président de la Ligue de crosse au champ du Québec. «La rémunération est intéressante pour les cliniques et l’arbitrage. Je fais ce que j’aime le plus. Je ne peux demander mieux», affirme Robert Daoust, qui a occupé un poste d’agent de développement et d’information à la Fédération de crosse du Québec de 1980 à 1983.
Sa femme Linda n’est pas laissée de côté et elle siège au C.A. de la Ligue de crosse au champ en tant que secrétaire-trésorière. Quant au trophée emblématique du championnat de la saison régulière, il porte le nom de Robert Daoust. Ce dernier travaille actuellement à former une équipe scolaire de crosse au champ à Salaberry-de-Valleyfield et il sera l’un des responsables du Championnat mondial d’intercrosse qui réunira une dizaine de nations à Montréal du 22 au 26 juillet.
Se considérant comme un «baby boomer», Robert Daoust ne voit pas encore le jour où il sera inactif. «J’ai toujours eu 2 ou 3 jobs et je ne suis pas encore prêt de m’arrêter. Je me donne quand même une journée de repos par semaine», de signifier celui qui a été entraîneur-chef du National de Valleyfield de Ligue de hockey Junior B du Richelieu à la fin des années ’70.
Sa dulcinée, Linda Gervais, âgée de 57 ans, ne parle pas retraite. Elle enseigne la couture dans le cadre d’un projet de formation pour les jeunes, Cré-Action, offert par le Centre D’Main de femmes et Justice Alternative du Suroît. Antérieurement, elle a été directrice d’entrepôt chez Moisson Sud-Ouest, la banque alimentaire du Suroît, pendant 16 ans.
«Ils ont aboli mon poste. Je m’ennuie de Moisson car c’est dans mon cœur d’aider les démunis», a exprimé Linda Gervais, qui œuvre fréquemment comme bénévole au Service alimentaire communautaire, voisin de Moisson Sud-Ouest sur la rue Webb.
Linda et Robert, qui ont uni leurs destinées le 14 juillet 2014 après avoir passé 40 ans sans se voir, trouvent le temps à travers leurs occupations de faire des activités familiales avec leurs enfants devenus adultes.
