Lorsque les bateaux croiseront les fils de départ et d’arrivée de la 85e édition des Régates de Valleyfield, le Campivallensien Roger Chayer sera encore présent pour apprécier le spectacle et l’immortaliser sur pellicule.
«Mes premiers souvenirs de ces fins de semaine ensoleillées de courses aux Régates remontent à mes dix ans, soit en 1955. Peut-être même avant. En ces années-là, je demeurais sur la rue Saint-Théodore que je traversais par Victoria pour me retrouver tout près du Club Nautique et de l’action dans l’eau de la Baie Saint-François», raconte celui qui célèbre ses 80 ans cette année.
C’est en 1970 qu’il ouvre son œil photographique dans la cité internationale des Régates. «J’avais 25 printemps et il s’agissait des 33es Régates internationales dans ma belle Venise du Québec. Les années ont passé, mais j’ai toujours cette passion et ce désir de photographier ces courses d’hydroplanes. C’est la richesse dans mon regard. J’ai grandi en admirant ces bateaux», exprime celui qui rêve de voir les autorités changer le nom de la rue Victoria pour devenir le Chemin des Régates.
70 ans d’action
Roger Chayer entend, encore cette année, capter sur le vif les exploits des pilotes qui s’affrontent dans des courses enlevantes. Il s’agira de sa 52e année à titre de photographe. Des bateaux, il en a vus, mais il a vécu encore plus. «Il me vient en mémoire les couronnements des Miss Régates que je photographiais de 1970 à 1976», ajoute celui qui attend avec impatience, année après année, le coup de canon indiquant le début des courses. «Même à 80 ans, je sens que je suis encore comme un moteur de Grand Prix quand l’action commence», conclut le passionné.
Roger Chayer était actif en 1970 et la photo du plus long Grand Prix, le Joy Boy, vaut mille mots. (Photo – Roger Chayer)
En 70 ans de courses, Roger Chayer a capté de belles confrontations. En cette année où il célèbre ses 80 ans, il aimerait revoir le bateau 80. (Photo – Roger Chayer)

