Quatre ans après une amère défaite en finale des Jeux parapanaméricains, Rosalie Lalonde a pu savourer une revanche. Le 30 août au Pérou, Équipe Canada de basketball en fauteuil roulant féminin a remporté une médaille d’or qui représentait beaucoup pour la Clétoise.
«Je suis tellement fière, a d’abord lancé l’athlète rejointe dans l’État de l’Alabama aux États-Unis. Il s’agit de ma première médaille d’or dans un événement majeur. On a aussi qualifié l’équipe pour les Jeux paralympiques de Tokyo en 2020. »
Après un parcours parfait de trois victoires au tournoi à la ronde, suivi d’un gain de 61-40 sur le Brésil en demi-finale, Lalonde et ses coéquipières ont éprouvé certaines difficultés en début de partie finale. Elles étaient rapidement en retard 10-2 contre les Américaines qui les avaient vaincues en finale quatre ans plus tôt. «On n’a jamais abandonné, avoue Lalonde. On a eu nos up and down, mais on s’est regroupé et les tirs ont fini par rentrer. » Elle parle de ce match, remporté 67-64, comme d’une rédemption puisqu’il s’agit d’une revanche contre leurs éternelles rivales.
Rosalie Lalonde dit avoir grandi durant ce tournoi. L’athlète en fauteuil roulant se dit contente de sa performance, bien qu’elle aurait aimé mieux jouer en finale. La Clétoise était de la formation partante à toutes les parties et a grandement contribué aux succès de l’Unifolié autant sur le parquet qu’en dehors du terrain.
Un championnat à conserver
Une fois les paralympiques terminés, Rosalie Lalonde a mis le cap sur l’Alabama. Celle qui a été initiée au basketball en fauteuil roulant en prévision des Jeux du Québec de 2011 retourne en classe. L’étudiante universitaire au programme Développement humain des familles entreprendra sa troisième saison sur le circuit universitaire. «La saison débute en octobre et on va se concentrer à garder notre titre national gagné au printemps passé, assure-t-elle. On demeure l’équipe à battre alors que toutes les joueuses de l’édition championne sont de retour. »
Pour Rosalie Lalonde, évoluer sur ce circuit lui permet de jouer à tous les jours avec différentes joueuses et entraîneurs. Une expérience supplémentaire pour celle qui évolue depuis 2015 sur l’Équipe nationale féminine.
