La Ville de Salaberry-de-Valleyfield, en collaboration avec la C.S. de la Vallée-des-Tisserands a travaillé ces derniers mois à l’implantation des corridors scolaires pour sécuriser le déplacement des élèves jusqu’à l’école.

Ces corridors scolaires, présentés en conférence de presse le 23 août à l’école Edgar-Hébert, s’ajoutent aux mesures déjà en place afin de maintenir les rues de la ville sécuritaires. Ils sont le fruit d’une étude sur la circulation piétonnière, menée par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield en collaboration avec l’organisme Nature-Action Québec et les différentes directions d’écoles du territoire campivallensien.

Nature-Action Québec a été engagé comme mandataire, mentionne Martin Brossoit, ingénieur de projet à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield. «Chacune des écoles a été évaluée. Il y a eu des marches exploratoires aux alentours des écoles primaires et secondaires afin d’identifier les éléments à améliorer et recommander des pistes de solution pour rendre sécuritaires les trajets empruntés par nos jeunes.»

Il est évident que certains parents pourraient être réticents à voir leur progéniture quitter la maison en marchant pour se rendre à l’école. Certains mettent en doute l’aspect sécuritaire de la chose. «C’est évident qu’un enfant de première année qui doit faire 20 minutes de marche seul pour se rendre à l’école, ça n’a pas de sens, affirme M. Brossoit. Il faut aussi user de gros bon sens. Par contre, nous souhaitons voir l’apparition d’un système Trottibus.»

Lorsqu’il fait allusion à cette possibilité, Martin Brossoit parle d’un projet qui a vu le jour à l’école Martel à Saint-Joseph-de-Sorel. «Le Trottibus est un autobus pédestre. Pour sa réussite, il doit y avoir des parents bénévoles qui ont envie de s’impliquer. Ceux-ci effectuent des trajets à pied tous les jours de la semaine afin de guider les élèves sur le chemin de l’école en toute sécurité. 

Finalement. M. Brossoit insiste sur le fait que d’inciter les enfants à la marche ne se fera pas en deux semaines. «Dans le temps, les jeunes faisaient du vélo sans casque et maintenant, c’est rendu une exigence de plusieurs parents. Aussi, je me rappelle très bien que lorsque j’étais jeune, nous n’étions pas dans l’obligation d’être attaché en voiture. Les temps changent et je crois que si 10 enfants marchent à la rentrée, il est possible que 20 marchent au printemps et ainsi de suite.»