Les besoins de main-d’œuvre dont témoignent les entreprises de transport scolaire occasionnent un bris de service chez certains élèves des écoles du CSSVT, dont les parents doivent compenser pour assurer la présence de leurs enfants.
Cette situation se veut préoccupante pour les autorités du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands (CSSVT).
« Quotidiennement, depuis les dernières semaines, moins de 5 circuits sont touchés par ces situations qui peuvent avoir des conséquences sur le transport d’élèves dans cinq ou six écoles du territoire », explique le CSSVT.
Les écoles Edgar-Hébert, Langlois et de la Traversée ont notamment été affectées au cours des derniers jours.
« Plusieurs parents d’enfants de l’école Edgar-Hébert sont obligés de se débrouiller pour voyager eux-mêmes leurs enfants à l’école parce qu’il n’y a pas d’autobus scolaire pour eux », nous a témoigné un de ceux-ci via les réseaux sociaux.
« Ils n’ont aucune idée du moment où cela sera résolu… et il arrive parfois que faute d’info, des enfants attendent en vain sur le coin de la rue un autobus qui finalement ne viendra pas. »
Le CSSVT dit demeurer en constante communication avec les transporteurs scolaires pour assurer le bon fonctionnement de tous les circuits. «Dès qu’une situation de retard ou de bris de service est connue, les transporteurs tentent de trouver des remplaçants dans les meilleurs délais possibles », assure-t-on.
Dès qu’il est mis au courant d’un potentiel retard ou d’un bris de service, le Centre de services scolaire dit en informer les parents par le biais du portail Mozaïk Parent et de son application mobile.
« Dans les meilleurs scénarios, les parents sont informés le soir précédent un bris de service. Lors de circonstances exceptionnelles (conducteur qui doit s’absenter, problème mécanique), les parents sont avisés le matin même ou au courant de la journée pour les transports de retour à la maison afin de trouver une solution alternative. »
Les équipes du centre administratif et les transporteurs se disent conscients des inconvénients que cela peut occasionner pour les parents. « Les équipes réduites et les transporteurs en pleine pénurie de personnel font au mieux dans les circonstances », rappelle-t-on.
D’ailleurs, pour soutenir les transporteurs scolaires, le CSSVT partage occasionnellement sur ses réseaux sociaux des offres d’emplois pour aider à trouver de nouveaux conducteurs.


Donnez de meilleures conditions de travail, salaires plus généreux, aide dans les autobus avec étudiants difficiles au besoins et je suis certaine qu’il y aura plus de gens intéressés. C’est un travail avec de grandes responsabilités (la vie de plusieurs jeunes, respect des horaires, connaissance de toute les adresses) parfois dans des conditions de route difficiles et souvent avec pleins de jeunes qui crient, se bousculent, sautent d’un banc à l’autre, ect…