Pour Yannick Laviolette, le skateboard est un sport difficile. C’est correct de tomber. On retient ceux qui se relèvent. Un peu comme à l’école. Mercredi, l’entrepreneur derrière 1kid1skate récompensait plusieurs étudiants pour leur persévérance au Skateplaza de Valleyfield. Sa façon de donner au suivant.
1kid1skate est une fondation qui visite une dizaine d’école de la Rive-Sud dont l’école Edgar-Hébert et celle du Parcours au centre jeunesse. Yannick Laviolette prend des ententes avec les jeunes. S’ils réussissent un objectif académique établi, ils auront droit à une sortie dans un gros skatepark.
«L’objectif c’est l’étudiant qui se le fixe. Ça peut être de garder le silence en classe ou améliorer ses notes, explique Yannick Laviolette. Mensuellement, j’amène les jeunes en sortie de skate. Les jeunes qui sont ici l’ont mérité. Aujourd’hui, c’est la grande récompense. »
Pas de passe-droit. Plus tôt cette année, seulement six jeunes d’un groupe de 20 ont mérité leur sortie. De quoi fouetter le groupe. «Ils y étaient tous à la sortie suivante», confirme Yannick. Et pour que la récompense soit encore plus satisfaisante, elle est offerte durant les heures de cours.
Les jeunes ciblés sont on the edge comme il dit. Sur la limite d’abandonner l’école. Son projet vise à maintenir la flamme chez eux. «Mon secondaire 5 je l’ai passé flush, puis je suis allé travailler un an, mentionne-t-il. Je suis revenu à l’école et j’ai découvert que ça t’ouvrait des portes. »
Aujourd’hui, il possède un studio de développement en réalité virtuelle et une autre en construction. Son œuvre philanthropique est propulsée par une fondation. Mercredi, en plus des jeunes de Valleyfield, d’autres de trois écoles de Châteauguay sont venus au Skateplaza à bord d’un autobus. La pizza était aussi offerte gratuitement en fin de journée.
Se relever
Au fil de ses lectures, Yannick a compris qu’un entrepreneur devait redonner à la société. Il avait aussi comme modèle sa mère qui effectue toujours du bénévolat. «Au début, je donnais des planches, mais je n’avais pas de suivi avec les jeunes, explique l’entrepreneur. Puis j’ai été approché par une Maison des jeunes avant d’aboutir dans les écoles. »
Pour ce dernier, le skate est une passion depuis toujours. Mais il voit un lien facile entre ce sport et le parcours académique. «Le skate est un sport difficile où tu dois pratiquer beaucoup pour être bon, confie-t-il. C’est normal de tomber. Mais tu te relèves jusqu’à temps que tu réussisses. »
La fin des cours va sonner d’ici la fin du mois. Mais 1kid1skate ne prend pas de vacances. Tous les mardis, en collaboration avec la boutique Outlaw, il va retrouver les jeunes au Skateplaza.
