Le Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges a récemment tenu une soirée d’information portant sur le projet de train à grande vitesse d’Alto. Près de 50 personnes ont participé à cette rencontre, dont plusieurs producteurs agricoles de Vaudreuil-Soulanges, de l’Outaouais-Laurentides et de l’Ontario directement ou indirectement touchés par le tracé projeté.
La mairesse de Pointe-Fortune, Sandra Lavoratore, le maire de Rigaud, Charles Meunier, le président général de l’UPA, Martin Caron et le président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Jérémie Letellier étaient également présents.
Faire le point
La rencontre a débuté par une présentation permettant de faire le point sur le dossier ainsi que sur le tracé actuellement à l’étude. Le projet prévoit la construction d’une nouvelle infrastructure ferroviaire entre Québec et Toronto. Dans le tronçon Montréal-Ottawa seulement, environ 1700 propriétés seraient traversées par le projet, dont au moins 500 terres agricoles, selon les informations avancées par Alto.
Cette rencontre s’inscrit dans la mobilisation déjà bien amorcée par le Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges. Au cours des derniers mois, le président du Syndicat, Jérémie Mercier, et sa vice-présidente, Rachel Sauvé, ont multiplié les représentations sur les préoccupations concernant la pertinence du projet et ses impacts sur le territoire agricole.
Des entreprises concernées directement
«Avant de demander aux producteurs de céder leurs terres, il faut d’abord démontrer que ce projet est réellement la meilleure option. Ce n’est pas seulement une ligne sur une carte. Ce sont des entreprises agricoles et des familles qui sont directement concernées», s’exclame Jérémie Mercier, président du Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges.
Les échanges ont ensuite permis aux participants de faire part de leurs préoccupations à Martin Caron, président général, qui a réitéré l’appui de la Confédération, ainsi que Jérémie Letellier, qui a confirmé celui de la Fédération aux productrices et producteurs agricoles de la région. La zone agricole couvre 76 % du territoire de la MRC et compte 470 fermes.
Cette rencontre a aussi permis de mettre de l’avant le refus des décideurs d’étudier des alternatives au projet qui semblent plus prometteuses, économiques et viables en plus de l’empressement extrême d’Alto de faire passer le projet, sans réelle considération des impacts de celui-ci. «Ce que nous avons vu à Rigaud témoigne d’une préoccupation qui dépasse largement les producteurs directement touchés. Lorsqu’un projet fragilise des entreprises qui contribuent à nourrir le Québec, nous devons nous assurer qu’il répond véritablement aux besoins de la population et qu’il constitue une véritable priorité en matière de transport», souligne Jérémie Letellier.


Avant de faire traverser le TGV les terres agricoles entre Montréal et Ottawa pensez donc à toutes les terres agricoles détruites pour installer l’aéroport a Mirabel et assurez vous de ne pas répéter les mêmes erreurs. Faut BIEN réfléchir avant de tout détruire