Le programme de murales extérieures mis en place en marge du 150e anniversaire de Salaberry-de-Valleyfield a mené à la réalisation de 5 œuvres qui sont maintenant offertes en réalité augmentée.

Trois de ces œuvres ont été réalisés sur des murs d’édifices privés, grâce à la collaboration de leurs propriétaires respectifs. Il s’agit des murales Hérons, de l’artiste bosny peinte au 39, rue Jacques-Cartier, Solène en fleurs d’Annie Thériault, au 31, rue Saint-Thomas, de même que Bouffée d’air des artistes Mathieu Vandelac et Antonin Savioz-Séguin, au magasin Sports Experts de la rue Victoria.

À celles-ci se sont ajoutées deux autres œuvres réalisées sur des édifices municipaux, soit Le grand murmure du fleuve, de Mili Art sur le grand mur du Club nautique, de même que Sous le soleil exactement, de Marjorie Taillefer, sur l’Édifice Gaétan-Rousse.

Pour le maire Miguel Lemieux, ces murales sont une nouvelle façon d’embellir la ville, tout comme c’est le cas avec la récente illumination de la cheminée de la Moco. «Tant qu’on aura des murs et des propriétaires qui veulent s’impliquer, on va poursuivre la démarche», dit-il.

Le président des fêtes du 150e, Denis Lapointe, a fait valoir qu’il s’agissait d’une excellente manière d’assurer une continuité à ces festivités. «La ville possède déjà des attraits comme la baie, la marina, auxquelles s’ajoutent des bâtiments dont les murs retrouvent une âme grâce au travail des artistes.»

Incidemment, la murale Hérons, constitue le legs du 150e anniversaire offert par Desjardins – Caisse de Salaberry-de-Valleyfield. Cette murale «est un symbole vivant de notre histoire, de notre fierté et surtout de ce lien fort qui nous unit», a mentionné Kathleen Favreau O’Brien, directrice – Soutien à la direction générale. 

En réalité augmentée

Ces œuvres forment un circuit qu’il est possible de découvrir plus en détails grâce à la technologie de réalité augmentée, développée par l’expert en design graphique Armand Balla.

Le code QR affiché près de chaque murale donne accès à une foule d’informations sur l’artiste et sa démarche. (Photo Journal Saint-François – Mario Pitre)

Il suffit de balayer le code QR placé sur la petite affiché à proximité de chaque murale pour ensuite voir celles-ci s’animer directement sur son appareil mobile. En un clic, il est également possible de regarder une entrevue vidéo avec les artistes et de visiter leurs plateformes (site Web ou médias sociaux) pour en apprendre davantage sur leur démarche.

Tout indique que d’autres murales pourraient bien s’ajouter dès l’an prochain aux cinq déjà réalisées, pour ainsi renchérir ce musée à ciel ouvert.