Le Club de patinage artistique de Valleyfield a rendu hommage à Noëlla Acquin, pionnière dans l’enseignement de cette discipline sportive, dimanche après-midi lors de la 68e Revue sur glace annuelle du CPAV.
La semaine dernière, la Campivallensienne âgée de 78 ans a dirigé son dernier cours de patinage artistique après 50 années d’engagement auprès de la jeunesse. Une retraite fort méritée pour cette dame qui a largement contribué à la fondation des clubs de patinage artistique de Beauharnois, Saint-Timothée, Soulanges, Vaudreuil et Alexandria (Ontario).
Après avoir suivi son cheminement comme patineuse, Mme Acquin a continué son parcours dans l’enseignement, d’abord auprès de ses enfants et par la suite pour permettre l’apprentissage du patinage artistique par les jeunes de la grande région du Suroît. Depuis ses débuts au milieu des années ’60, elle a inculqué ses connaissances à plus de 2000 patineuses et patineurs.
Au sein de sa famille, Mme Acquin a transcendé les générations en transmettant sa passion à ses enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants, la dernière progéniture au nombre de 6. Dimanche, c’est d’ailleurs son petit-fils Luc Bougie, qui a déjà patiné jusqu’aux championnats canadiens, ainsi que ses arrières-petites-filles Maika (Mario) et Lea Rose (Luc) qui lui ont offert une gerbe de fleurs en guise de reconnaissance pour son travail assidu.
«J’ai toujours aimé ça, c’est une vraie passion», a exprimé Mme Acquin, lors d’une entrevue accordée au Journal. «Je n’ai pas enseigné le patin principalement pour l’argent. Je voulais surtout aidé les jeunes pour qu’ils puissent patiner et faire du sport. Certaines familles ne pouvaient se le permettre financièrement», a-t-elle signifié.
Sa fille Linda devait mentionner que Mme Acquin a toujours pensé en fonction du développement de l’enfant. «Pour qu’il atteigne son plein potentiel, elle n’hésitait pas à confier la patineuse ou le patineur à l’enseignant qui possédait le plus d’expertise.»
Pour Noëlla Acquin, qui a fêté son 78e anniversaire de naissance le 5 décembre dernier, le temps était venu de passer le flambeau. «C’était le moment propice pour arrêter», de dire celle qui ne sera pas au repos pour autant. En plus de jouer au golf 3 à 4 fois par semaine durant la saison estivale, elle se réserve deux soirées pour les grosses quilles sur une base hebdomadaire.
En ce qui a trait au patinage artistique, Mme Acquin compte bien continuer à prodiguer ses conseils aux arrières-petits-enfants afin de perpétuer l’amour de ce sport à la relève familiale. «Je ne veux pas me détacher complètement. Je vais regarder», devait-elle conclure, avant de sauter sur la patinoire une dernière fois pour dire «au revoir» au public.
