Un sentier piétonnier du secteur Saint-Timothée sera bientôt nanti d’une quarantaine d’arbres fruitiers afin d’agrémenter les randonnées des passants qui traversent le parc Philippe-Julien.

Grâce à l’initiative des Incroyables Comestibles du Suroît et de sa principale organisatrice, Jasmine Kabuya Racine, le chemin en poussière de pierre reliant le Centre sportif et culturel de Saint-Timothée à la 9e Avenue ne sera plus dénué de végétation. Des camerisiers (10), noyers du Japon (2), noisetiers hydrides (6), prune-cerise Opara (12), amélanchiers «Princess Diana» (4) et mûriers rouges (2) feront l’objet d’une plantation au cours des prochains mois. Des haies mixtes d’aronies et de bleuetiers en corymbe, au nombre de 25 arbustes de chaque espèce, s’ajouteront à l’aménagement paysager.

Le projet parrainé par le PRAQ (Pour un Réseau Actif dans nos Quartiers)  bénéficiera d’une subvention de 3 000 $ accordée par Arbres Canada dans le cadre de son programme «Les arbres comestibles». Salaberry-de-Valleyfield est l’une des 20 collectivités canadiennes choisies parmi 167 dossiers de candidature soumis d’un océan à l’autre. La Ville fait sa part en allouant la somme de 300 $ ainsi que la terre nécessaire.

«J’habite en face depuis 8 ans et j’emprunte le chemin de gravier chaque jour pour me rendre à la bibliothèque. Pourquoi ne pas l’embellir?», avance Justine Kabuya Racine, une horticultrice de métier. «C’est difficile de se promener avec la poussette lorsque le terrain est humide. C’est dangereux de passer par le boulevard Hébert et dans l’autre sens, c’est trop long pour rien», ajoute Annie Vallières, acolyte de Jasmine au sein des Incroyables Comestibles et elle aussi mère de famille.

Se disant en ébullition constante entre le lever et le coucher, Jasmine a sollicité l’appui du conseiller municipal Normand Amesse pour la réalisation de son projet. Quelques mois et une pétition de 66 noms plus tard, le tour était joué.

Dans la requête auprès de «Arbres Canada», les Incroyables Comestibles ont mis l’accent sur la participation citoyenne afin que les gens s’approprient l’espace. Des ateliers seront notamment planifiés pour expliquer les façons de traiter les produits des cueillettes.

Le vendredi 22 avril, Jour de la Terre, à compter de 13h30, une rencontre aura lieu dans les locaux du Service des Travaux publics, sur le boulevard Hébert, à l’intention des personnes intéressées à s’engager dans ce projet. L’échéancier de plantations devrait alors être connu et les arbres devraient commencer à pousser dans un proche avenir.