Pour le Campivallensien Alain Charpentier, les trains électriques représentent bien plus que de simples jouets destinés aux enfants. L’imposante collection qu’il conserve dans son sous-sol représente un univers qui voyage dans le temps et l’espace.

Déjà connu à titre d’organisateur des rassemblements de voitures Mopar, dont celui prévu en juin prochain au parc Delpha-Sauvé, Alain Charpentier voue une passion pour le monde des trains électriques.

Pour lui, ces trains électriques ne sont pas seulement des jouets, mais aussi des témoins de l’histoire et de l’évolution technologique dans le domaine des transports sur rails.

Dans sa « caverne d’Ali-Baba » qu’il nous fait visiter, sont exposés méticuleusement des dizaines, voie centaines de modèles de trains électriques qu’il accumule depuis des décennies, que ce soit à travers des groupes de collectionneurs ou directement auprès des compagnies qui en conçoivent les multiples modèles.

Ces specimen, il les a répartis en exposition sur des étagères qui occupent une pièce entière de son sous-sol, tous bien identifiés selon leur provenance ou leurs particularités.

Charpentier les connaît toutes ces compagnies qui ont évolué au fil des ans : Tri-Ang, Hornby Dublo, Rovex, entre autres, sans compter d’autres de partout dans le monde, France, Angleterre, Allemagne, Australie, Chine.

Le collectionneur en possède non seulement les petits trains, mais aussi les catalogues, articles promotionnels et même une boîte comportant un kit de réparation avec pièces de rechange.

Parmi les modèles qui attirent l’attention, notons celui conçu pour souligner le centenaire de la Confédération canadienne en 1967, cet autre fabriqué sur commande par les magasins Simpsons (1971), ou encore le modèle Fleischmann conçu en 1949 par les Américains à partir d’une usine allemande.

Une passion qui date

Alain Charpentier raconte que cette passion des trains remonte aussi que son grand-père, qui conduisait des trains à vapeur jadis dans l’est ontarien.

« Dans les années 60, tous les enfants rêvaient d’avoir un train électrique, rappelle-t-il. À l’âge de 6 ans, mon père est parti pour l’hôpital pour ne jamais revenir à la suite d’une leucémie. Mais quelque temps avant de partir, je lui avais demandé un train électrique. À l’âge de 12 ans, c’est ma mère qui est arrivée avec mon premier train. Je n’oublierai jamais quand elle m’a dit voici le train que tu avais demandé à ton père. Depuis ce temps, je collectionne les modèles de différents pays. »

C’est à partir des années 90 que cette passion s’est concrétisée pour de bon et que le collectionneur a entrepris d’aménager son sous-sol en conséquence. Son installation a pris de l’ampleur depuis, bien qu’il ait dû réduire la cadence, faute d’espace.

Néanmoins, l’immense village miniature dans lequel il fait circuler certains modèles de sa collection vaut à lui seul le détour, avec ses routes, immeubles, et paysages.

Charpentier et ses trains ont d’ailleurs été sollicités pour agrémenter les traditionnel Marché de Noël de Valleyfield, ou une vitrine de la rue Victoria durant la pandémie.

Une passion à laquelle il aimerait joindre d’autres amateurs, tout comme lui, afin de pouvoir échanger et approfondir leurs découvertes.