Le secteur agricole a vu naître une douzaine de nouvelles fermes en 2018 dans les trois MRC du Suroît, selon l’UPA de la Montérégie.
Ces nouvelles exploitations agricoles se retrouvent dans des secteurs aussi diversifiés qu’en acériculture, apiculture, dans les bovins, les grains et les cultures maraîchères, entre autres. On en retrouve 6 dans Vaudreuil-Soulanges, 5 dans le Haut Saint-Laurent et une dans Beauharnois-Salaberry. On en compte un total de 130 en Montérégie.
« Encore aujourd’hui, la taille humaine de nos entreprises agricoles permet le démarrage de nouvelles fermes. Le dynamisme de notre agriculture repose essentiellement sur son modèle familial. Je tiens à féliciter toutes les personnes qui s’investissent dans le démarrage d’une nouvelle ferme. L’agriculture locale nous garantit un approvisionnement en quantité suffisante de produits frais et de qualité supérieure, » estime Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie.
La valeur des terres agricoles explose
Par contre, la hausse fulgurante de la valeur des terres agricoles apparaît comme un élément menaçant pour l’agriculture familiale, selon le président. Un contexte qui rend difficile pour un nouveau producteur d’acheter une parcelle de terre agricole.
Alors que seulement 2 % du territoire de la province est cultivable, la Montérégie génère à elle seule 30 % du produit intérieur brut agricole québécois grâce à la qualité exceptionnelle de ses sols, ce qui représente des retombées économiques de 1,12 G$. Plus de 15 300 emplois sont directement liés à ce secteur d’activité économique.
« Une diminution du nombre de fermes entraînerait nécessairement la dévitalisation des territoires ruraux puisqu’elles sont le moteur économique de plusieurs villages. Désormais considérées comme une valeur refuge par d’importants joueurs boursiers, les terres agricoles sont également trop souvent convoitées afin notamment d’en changer l’usage pour accélérer le développement résidentiel ou industriel. Nous devons demeurer vigilants afin de protéger notre vitalité agricole », souligne M. St-Jacques.