La Ville a décidé de se départir de son unité HAZMAT utilisée lors d’intervention où des matières dangereuses sont impliquées.
«C’était justifié à l’époque en 2005, atteste le directeur du Service de sécurité incendie Michel Ménard. Mais La situation a évolué depuis. La création du Comité mixte municipal-industriel a réduit les risques d’accidents majeurs dans la région. »
Les coûts de maintien du service représentaient une «petite fortune» aux dires de Ménard. La formation pour les techniciens devait se faire à l’extérieur du Québec. Le remplacement et l’entretien des équipements augmentaient aussi substantiellement la facture.
Au cours des 5 ou 6 dernières années, il se rappelait que l’unité avait été requise une seule fois, pour une intervention mineure, dans le quartier industriel. «Le nombre d’intervention ne justifiait pas le maintien de l’unité, a signalé Ménard. Il y a eu consensus avec le conseil municipal et les officiers sur le fait que le service n’était plus justifié, a signalé Ménard.»
L’intervention passera dorénavant par des entreprises privées. Déjà des industries ont des ententes avec elles. «Nos pompiers ont une formation en matières dangereuses – opération -, explique-t-il. On va donc procéder au confinement ou à l’évacuation selon la situation en plus de décontaminer au besoin. Le colmatage, on va laisser ça aux privées. »
Salaberry-de-Valleyfield adopte ainsi le mode d’intervention priorisé par la majorité des villes dont Longueuil et Gatineau. Michel Ménard rassure la population qui pourrait craindre des délais d’intervention. «Le temps de réponse est toujours plus long avec les matières dangereuses, ce n’est pas comme un incendie ou chaque seconde compte, mentionne-t-il. Dans ces cas-ci, il faut mobiliser l’équipe et faire une bonne analyse de la situation. »
La remorque a été léguée au Services récréatif et communautaire. Pour ce qui est des équipements, certains étaient périmés; les autres seront offerts à d’autres organisations.
