Arrêté en 2010, dans le cadre du projet Hachoir, Mario Di Giorgio vient d’être condamné à 30 mois de détention en lien avec des accusations de complot d’exportation de cannabis et exportation de cannabis.

C’est dans la salle 2 du palais de justice de Valleyfield que Mario Di Giorgio a reconnu sa culpabilité aux accusations déposées contre lui et qui remontent à plus de six ans. D’ailleurs, selon son avocate, Me Carole Beaucage, l’accusé regrette les gestes qu’il a commis. «C’est un homme qui vit avec beaucoup de remords. Depuis les faits, son cercle d’amis a été transformé et ses valeurs personnelles ont changé», confie la juriste à l’endroit du juge Marc Bisson avant l’imposition de la peine.

En plus de purger une peine de détention de 30 mois, le tribunal interdit à Mario Di Giorgio d’avoir en sa possession des armes à feu, arbalètes, armes prohibées, armes à autorisation restreinte, dispositifs prohibés, munitions, munitions prohibées et substances explosives pour les 10 prochaines années.

Rappelons que le projet Hachoir s’était amorcé en septembre 2010. Elle visait l’organisation criminelle de Gary Arnold, 43 ans, de Godmanchester, dont Mario Di Giorgio faisait partie. L’organisation faisait entrer en contrebande au Canada d’importantes quantités de tabac qui étaient ensuite livrées à des distributeurs. Ses membres étaient également impliqués dans l’exportation de cannabis vers les États-Unis (plus de 1500 livres de cannabis ont ainsi pris le chemin des États-Unis), dans le transport d’argent entre le Canada et les États-Unis et dans le recyclage des produits provenant de leurs activités criminelles.