Deux grandes affiches sur le thème des poissons ont été installées vendredi matin, 1er avril, au coin de Monseigneur-Langlois et rue Leduc à Valleyfield, de même que sur l’autoroute 20 et à la hauteur du Dairy Queen à l’Ile Perrot, pour illustrer le rejet des Québécois de la modulation des frais de garde.

Ces affiches ont été plantées par l’Adim Suroit, qui prenait part à l’action de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ. Des pancartes semblables ont également été installées près du pont Jacques Cartier à Montréal ainsi qu’au point Pierre-Laporte à Québec et un peu partout au Québec.

«La modulation des frais de garde, ça ne passe tout simplement pas dans le Suroît. Le gouvernement Couillard ne peut pas tout simplement piger dans les poches des familles du Québec des centaines, voire des milliers de dollars, et s’attendre à un assentiment des familles. Nous multiplions les actions publiques pour lui faire comprendre qu’il doit reculer», explique Mélanie Piché, président de l’association.

Les effets de la modulation ne sont pas que financiers, estiment les intervenants en petite enfance : présentement, des milliers de parents délaissent les services de garde publics, en milieu familial ou en CPE, pour des garderies privées qui n’ont pourtant pas les mêmes normes de qualité et de sécurité.

«On pousse les enfants vers des services de moindre qualité, alors qu’on devrait plutôt s’assurer qu’ils obtiennent le soutien adéquat pour le meilleur développement possible. Il en va de l’avenir de nos enfants. Pour la FIPEQ-CSQ, et pour la majorité des Québécois, la solution est simple : un retour aux contributions réduites et universelles pour nos services de garde publics», conclut Mme Piché. M.P.