Trois ans plus tard que prévu, les étudiants du secondaire pourront occuper le nouveau bâtiment ajouté à l’École de la Baie-Saint-François. Au maximum de sa capacité, quelque 2000 adolescents cohabiteront dans un milieu de vie académique et moderne.

Dire que cette inauguration était attendue est un euphémisme. «Vous comprendrez qu’avec une inauguration officielle en 2026, la patience et la bienveillance sont devenues de grands alliés par tous les milieux touchés par ces retards de livraison et d’occupation du bâtiment», a laissé savoir Suzie Vranderick, directrice générale du Centre de services scolaires de la Vallée-des-Tisserands (CSSVT).

Un bâtiment qui comprend 27 locaux sur quatre étages et un gymnase double, qui viennent augmenter la capacité d’accueil de l’école secondaire.

«Au-delà des murs et des infrastructures, ce projet représente avant tout un engagement envers la réussite de nos élèves, a poursuivi Mme Vranderick. Parce qu’il s’agit de notre mission première, diplômer l’ensemble de nos élèves. On n’inaugure pas seulement un bâtiment ou un bloc sportif, on ouvre un milieu de vie vibrant, porteur d’avenir et de possibilités pour des générations d’élèves.»

classe école

Quelque 2000 étudiants pourront cohabiter à l’école qui offre les secondaires 1 à 5 ainsi que des classes adaptées aux usagers avec des besoins particuliers. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Répondre à la croissance

En 2019, le ministère de l’Éducation avait donné son accord pour l’ajout de 400 places à l’école secondaire construite en 1971. Deux ans plus tard, les prévisions démographiques faisaient revoir ce projet à la hausse.

«C’est un nouveau concept d’école; on a du vieux, on a du neuf et on a du modulaire, a fait observer le député de Beauharnois, Claude Reid. C’est la nouvelle dynamique qui s’explique bien sûr avec la croissance démographique que connaît la grande région du Suroît actuellement.»

Une augmentation de la population qui ne s’estompe pas, si bien que le CSSVT a déposé une demande pour la construction d’une autre école secondaire, d’une capacité de 1000 étudiants, sur le territoire campivallensien.

Une classe extérieure a été aménagée sur le toit du deuxième étage. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Contrat résilié

La pelletée de terre pour un chantier prévu pour deux ans a eu lieu en 2021. Or, les retards se sont multipliés au point où le CSSVT a résilié le contrat avec l’entrepreneur responsable du chantier en septembre 2024.

La caution a ultimement obligé l’entrepreneur à terminer les travaux.

«La première annonce avait eu lieu sur le trottoir à proximité en 2019, s’est rappelé le député Reid. On avait beaucoup d’espoir en ce projet-là qui s’est enfin réalisé, mais qui a connu des moments quand même assez difficiles. Là-dessus je salue votre résilience, votre patience et votre persévérance de dire : « On continue parce qu’on fait ça pour les jeunes ».

Le budget annoncé à l’époque était de 57 M$. Mme Vranderick indiquait lundi que les comptes n’étaient pas complétés, puisqu’une période de deux ans après la livraison des clefs du chantier était accordée si des ajustements ou correctifs étaient nécessaires.

Claude Reid et Suzie Vranderick étaient bien heureux de voir que les étudiants du secondaire pourront finalement occuper les nouveaux espaces. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Plan B

Les étudiants du secondaire devaient occuper les espaces au retour des Fêtes en 2026. Des problèmes de qualité de l’air à l’école primaire Notre-Dame-de-la-Paix ont cependant incité le CSSVT à relocaliser, temporairement, quelque 200 élèves de cette école primaire de Beauharnois dans le bâtiment neuf de Salaberry-de-Valleyfield.

Lors de l’inauguration lundi, il a été permis d’apprendre qu’il n’est pas impossible que ces élèves débutent la prochaine année scolaire à l’ÉBSF.

Le tout dépend de la date de livraison de l’école modulaire prévue dans le quartier Champlain à Salaberry-de-Valleyfield.

Il s’agit d’un plan B, mais des élèves du primaire et des étudiants du secondaire pourraient cohabiter dans le nouveau bâtiment à la rentrée de la fin du mois d’août.

La symbolique coupure du ruban est survenue trois ans plus tard que prévu. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)