Alain Caza a plaidé coupable à une accusation de meurtre au second degré de sa fille Amanda, survenu le 15 mai 2024 à Ormstown.

Alors que la sélection du jury devait avoir lieu le 14 septembre au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, l’homme de 62 ans a opté pour l’aveu des faits.

Il a reconnu avoir étranglé puis poignardé à mort sa fille dans le logement de celle-ci, rue Cairns à Ormtstown. Il rejette ainsi une défense de légitime défense, provocation, perte de sang-froid ou tout autre moyen de défense au tribunal.

Une suggestion commune de 14 ans de détention sera proposée le 24 septembre par les procureurs au dossier, Me Karim AinMelk et Me Camille Taillefer, ainsi que les avocats en défense, Me Lloyd Fishler et Me Jordan Travick.

Alain Caza est en liberté depuis le 4 décembre 2024 après une enquête sur remise en liberté. Il a donc purgé l’équivalent de 6 mois et 20 jours de détention. Il lui resterait 13 ans et deux mois d’incarcération à faire. Une série de conditions accompagneront la sentence annoncée le 24 septembre.

Neuf coups de couteau

Le 15 mai 2024, une altercation aurait éclaté entre le père et sa fille à propos d’une somme d’argent que celle-ci lui avait demandée.

«Ma fille m’a poignardé, je pense que je l’ai tuée, je me souviens de rien», a-t-il dit à la réceptionniste du service 911 qu’il l’a lui-même contactée.

Les policiers ont découvert le corps inanimé de la jeune mère de famille. Une autopsie prodiguée sur sa dépouille a plus tard confirmé que le décès était dû à un polytraumatisme par arme piquante/tranchante, avec ou sans effet combiné d’une strangulation.

Elle a reçu neuf coups de couteau; deux au cou et sept dans la région du cœur, dont cinq lui auraient été fatals.

Ils ont procédé à l’arrestation d’Alain Caza sur place, un individu sous le choc et confus. Il présentait lui-même une plaie à l’abdomen.

En mai 2026, une expertise psychiatrique, réalisée à l’Institut Philippe-Pinel, a démontré qu’Alain Caza souffrait d’une dépression majeure et d’anxiété au moment de commettre le meurtre.

En septembre, une évaluation psychiatrique indépendante a confirmé les premiers diagnostics en plus de conclure à une amnésie dissociative.

«L’effet cumulatif des événements de vie traumatisants, les mauvais traitements infligés par sa fille au fil des ans, son état mental au moment des faits ainsi que la manipulation d’un couteau par sa fille le 15 mai ont tous eu une incidence directe sur la capacité d’Alain Caza à former l’intention criminelle requise pour le meurtre», peut-on lire dans la trame factuelle.