Après avoir piloté à genoux pendant deux années au volant d’un bateau hors-bord de type «galette», André Bergeron revient sur le circuit de l’Association canadienne américaine d’hydroplanes.

Le Campivallensien âgé de 47 ans fera partie d’une écurie de deux embarcations dans la classe 2,5 litres en association avec Jim Benson qui fait campagne sous l’appellation de «Son of a Bad Boy» depuis 5 ans. Ce partenariat, qui a connu ses premiers balbutiements aux Régates de Tonawanda (N.Y.) et de Beauharnois l’été dernier, cheminera donc pour au moins une autre saison en 2016.

André Bergeron n’a pas d’ennemi dans les puits de ravitaillement et son amabilité fait consensus au sein de la confrérie des coureurs. Afin d’adhérer au concept d’équipe, il a tout de même baptisé son bateau «Le Mauvais Garçon» en référence au nom retenu par Jim Benson. Les amateurs de longue date du sport motonautique se souviendront que dans les années ’80, le paternel, Charles Benson, a conduit le «Bad Boy» GP-69 de classe Grand Prix.

«Nous avons travaillé ensemble à la fin de la saison et la chimie s’est installée», affirme André Bergeron, qui collera le CS-18 sur l’hydroplane bâti il y a une dizaine d’années pour les enfants de Claude Bergeron (ex-G&T Racing). Quant à Jim Benson, il a fait l’achat d’un bateau Henderson 1995 qui avait été assemblé comme «kit» par l’Américain Dick Clark et qui avait été vendu en 2001. Le nouveau «Son of a Bad Boy» arborera le même numéro 518.

Une 2e place au championnat

André Bergeron, qui a couru dans la classe 1,5 litre avec le «Little Dream» CT-18 avant de passer aux hors-bord, vient de connaître une excellente saison sur les parcours sanctionnés par la Fédération nautique du Canada. Il a terminé 2e au championnat canadien dans la classe OSY 400 avec modifications permises et il a pris le 3e rang au cumulatif des points dans la catégorie C Stock Hydro (CSR) sur une quinzaine d’inscrits.

La meilleure performance du seul Québécois en lice dans la classe OSY 400 aura été une 2e position à Erinsville (Ontario). Bergeron a également bien figuré aux Régates de Waterford (Ontario), Gravenhurst (Ontario) et Crystal Lake (N.Y.) mais il a été victime d’une embardée à Haliberton (Ontario).

«Je me suis fait couper deux fois et j’ai trop forcé la note pour faire une remontée. Le barreur est resté accoté dans le tournant et habituellement il faut le lâcher. Je suis parti de travers et j’ai plongé à l’eau avec mon bateau, les deux mains bien accrochés au volant», de relater Bergeron, qui s’en est tiré indemne.

De retour dans le groupe «inboard», le Campivallensien devrait mettre en vente son bateau hors-bord. «Les longues distances à parcourir étaient devenues problématiques. Je suis heureux de faire un retour dans les hydroplanes», de signifier André Bergeron.