Invités : Émily Côté, intervenante psychosociale à la Maison du Goéland à Saint-Constant, et Raphaël Guimond, intervenant au volet communautaire de l’Avant-Garde à La Prairie

Du 23 mars au 2 avril, des milliers d’intervenants du milieu communautaire partout au Québec prennent part à un mouvement de mobilisation inédit. Baptisé « Le communautaire à boutte », ce mouvement vise à dénoncer le sous-financement des organismes communautaires et les conséquences directes que cette situation entraîne pour les travailleurs… mais surtout pour les citoyens qui dépendent de leurs services.

Pour en discuter, Audrey et Valérie reçoivent Émily Côté, de la Maison du Goéland à Saint-Constant, et Raphaël Guimond, de L’Avant-Garde à La Prairie. Tous deux témoignent d’une réalité largement partagée dans le réseau : les besoins de la population augmentent, mais les ressources financières demeurent insuffisantes.

En Montérégie, 152 organismes ont déjà adopté un mandat de grève, soit environ le tiers des organismes communautaires de la région.

Les revendications du mouvement sont :

  • un financement suffisant et stable pour les organismes
  • des conditions de travail décentes pour les intervenants
  • une reconnaissance du rôle essentiel du communautaire
  • et la fin du financement précaire par projet

Selon les intervenants, le manque de ressources se traduit concrètement par des listes d’attente plus longues, une réduction des services, et parfois même la fermeture d’organismes incapables de maintenir leurs activités. Dans plusieurs cas, les citoyens se tournent vers les organismes communautaires après avoir déjà frappé à la porte du système de santé ou des services sociaux.


« Ce sont les citoyens et citoyennes qui en paient le plus le prix. »


Le problème touche aussi la main-d’œuvre. Les intervenants communautaires possèdent souvent des formations similaires à celles des travailleurs du réseau public, mais les salaires et les conditions sont généralement moins compétitifs. Résultat : le milieu connaît un roulement de personnel important, ce qui fragilise les relations de confiance avec les usagers.

Et pourtant, ces organismes jouent un rôle central dans la société. Ils interviennent notamment dans :

  • la crise du logement
  • la santé mentale
  • la lutte contre l’itinérance
  • la violence conjugale
  • la sécurité alimentaire

Autant de réalités qui ont pris de l’ampleur ces dernières années.

La grève prévue au printemps prendra différentes formes selon les organismes : certains suspendront temporairement leurs services, tandis que d’autres maintiendront les services essentiels tout en participant aux mobilisations.

Plusieurs actions sont prévues, dont une mobilisation régionale à Longueuil le 27 mars et un grand rassemblement national à Québec le 2 avril.


Nouvelles en rafales

🚇Métro Longueuil toujours inaccessible aux personnes à mobilité réduite

Malgré des travaux de modernisation récents à la station Longueuil–Université-de-Sherbrooke, aucun ascenseur ne permet encore l’accès aux quais pour les personnes en fauteuil roulant. La STM affirme que l’installation d’ascenseurs a été étudiée, mais que l’échéancier du chantier ne permettait pas de l’intégrer pour le moment. Les études préliminaires sont complétées, mais aucune date de travaux n’a encore été annoncée.


⚠️Décès évitable d’un travailleur à Brossard

La CNESST a conclu qu’un travailleur est décédé en 2025 à Brossard après avoir été exposé à une concentration mortelle de monoxyde de carbone dans un local technique d’un immeuble. Le gaz provenait d’un chauffe-eau au gaz défectueux et mal entretenu. L’enquête souligne l’importance d’installer des détecteurs de monoxyde de carbone et d’effectuer des inspections régulières des équipements.


📌 À surveiller cette semaine
  • 60e Finale des Jeux du Québec à Blainville
  • Changement d’heure dans la nuit de samedi à dimanche

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