La caserne des pompiers de Coteau-du-Lac a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années. Et pas toujours pour les bonnes raisons. Maintenant aux normes, le bâtiment antisismique et moderne permet aux sapeurs d’œuvrer dans un milieu de travail sécuritaire et adéquat.

«Lorsque l’on construit une caserne, c’est pour une centaine d’années, soutient Michel Vaillancourt, directeur du Service de

La caserne de Coteau-du-Lac possède la certification antisismique.

sécurité incendie. Au départ, il s’agissait d’un petit projet pour la portion administrative. Mais il y a eu des anomalies et un changement d’orientation. »
Les coûts, évalués autour de 450 000 $, ont fini par exploser. La facture a finalement stoppé à 918 000 $. Ce segment de trois étages, incluant le sous-sol, avait initialement été agrandie sans plan, ni permis. Ce qui a expliqué des frais supplémentaires et des frais inhérents d’avocat pour la structure d’environ 1440 pieds carrés.
Le conseil de ville a opté pour donner l’aspect antisismique au bâtiment. L’hôtel de ville revêtait cette qualification et prend donc le rôle de coordination si la situation se présente. La caserne est renforcie avec des poutres métalliques de la toiture au solage pour la protéger contre d’éventuels tremblements de terre ravageurs. Ainsi, elle agira comme centre de relève si le besoin se fait sentir.
Un système de gicleurs a aussi été installé. Denis Lévesque, adjoint au directeur, a déjà œuvre à Delson après l’incendie de la

Image illustrant l'article: Deux offices d’habitation de la région se regroupent
Ces poutres longent le bâtiment de la toiture au solage.

caserne. Les pompiers ne demeurent pas à l’abri du feu et méritent d’être protégés.
Une autre anomalie majeure était le manque de toilette. Le «Johnny-on-the-spot» extérieur a été remplacé par quelque chose d’adéquat. Autant pour homme que pour femmes puisque le service compte trois pompières dans ses rangs.
Le centre administratif comporte aussi des escaliers cloisonnés avec des marches désormais à la bonne dimension. Des sorties extérieures ont aussi été ajoutées par mesure de protection. Une salle de repos a aussi été mise en place; lorsque la température chute à -23 °C, une équipe dort sur place, prête à répondre à toute éventualité.
«On se demandait si les pompiers aimeraient ça et effectivement ils aiment bien leur caserne, explique M. Vaillancourt. Ils se sont faits une petite cantine. Ils sont heureux de travailler ici. »

À l’avant-garde
Coteau-du-Lac, c’est un noyau villageois, une autoroute, des voies ferrées et une zone industrielle. Les pompiers sont appelés

Les pompiers de Coteau-du-Lac sont les premiers dans Soulanges à posséder des masques avec caméras thermiques intégrées.

sur toutes sortes de situation.
Ils peuvent compter sur un conseil de ville proactif qui comprend cette situation. Ainsi, des masques avec caméras thermiques intégrées ont été acquis au fil des ans. Les pompiers ont donc la vie des gens à l’œil et leurs deux mains disponibles pour intervenir. Le service est le premier dans Soulanges à s’être doté de ce type d’équipement. Des nouvelles vestes, à 3000 $ l’unités, plus ergonomiques avec des protections dorsales, habillent les pompiers.
La tempête de neige monstrueuse du 14 mars 2017, avec des accidents de poids lourds à la hauteur de Rivière-Beaudette, a amené le service à se soucier d’un autre élément : la protection de l’environnement. Une remorque, avec des bassins de rétention ou système de pompe permet de récupérer les carburants.
Aussi banal, l’évacuation d’une résidence pour personnes âgées a été l’élément déclencheur à l’acquisition de couverture pour réchauffer les citoyens concernés.

Décontamination

Image illustrant l'article: Les cabanes du Village des pêcheurs resteront sur la terre ferme
Michel Vaillancourt a expliqué que la santé et la sécurité des pompiers, devant les études démontrant les cancers chez les pompiers, étaient une préoccupation grandissante.

Dernièrement, il a été question des cas de cancer qui se sont multipliés chez les pompiers. Ceux-ci combattent des incendies bourrés de fumée et parfois alimentés avec des substances nocives. M. Vaillancourt explique que son service possède un camion avec différents bacs ou les pompiers disposent des cagoules et gants souillés. Il y aussi des méthodes de nettoyage des habits et boyaux. La décontamination a toutefois lieu auprès d’un service spécialisé à Drummondville. Justement, les boyaux utilisés pour combattre l’incendie du banbury de la Goodyear récemment devront être décontaminés. Bien que nettoyés, ils affichent toujours de la suie noire nocive. Si la décontamination n’est pas possible, il se peut que les boyaux soient mis hors service.

Malgré un bon nettoyage, ce boyau utilisé pour combattre l’incendie de la Goodyear devra faire l’objet d’une bonne décontamination.

Pompiers de Coteau-du-Lac
260 appels par année (20 % partagés avec la Régie du Lac Saint-François)
Force de frappe : déployer 10 pompiers en 15 minutes
Une trentaine de pompiers, tous à temps partiel
Les couvertures de risques: résidentiel, industriel, autoroutier, ferroviaire, nautique