Sept auteurs-compositeurs-interprètes qui se réunissent durant sept jours en studio à la campagne, ça donne naissance à 14 chansons réunies sur un album et dans un spectacle à ne pas manquer, le vendredi 4 novembre à la Salle Albert-Dumouchel.

«Ça aurait pu foirer, mais il s’est passé de quoi de bon», confie Michel Rivard qui fait partie de ce groupe sélect aux côtés de Luc De Larochellière, Mara Tremblay, Éric Goulet, Gilles Bélanger, de même que d’Ariane Ouellet et Carl Prévost des Mountain Daisies.

«À la base, c’est Éric Goulet et moi qui avons instigué l’affaire. On a appelé des gens avec qui on avait envie de réaliser ce projet et qui étaient tous libres pour le faire. On s’est établi un horaire de deux sessions de trois heures par jour, avec un partenaire différent, pour en arriver à 21 chansons desquelles on a choisi les 14 meilleures», raconte l’auteur de La complainte du phoque en Alaska.

Cette rencontre de mai 2015 a ainsi donné lieu à l’album Sept jours en mai lancé en mars dernier, puis au spectacle éponyme qui parcourt les différentes salles de spectacle du Québec depuis la fin juin, jusqu’en décembre.

Dynamique de groupe

Même s’il fait carrière solo depuis 1977, Michel Rivard conserve cette affection pour le travail de groupe. «J’adore travailleur seul, mais je suis aussi très trooper. J’aime ça de temps à autre m’effacer pour jouer de la basse ou faire des back vocals; et on était tous dans cet esprit-là pour l’album».

C’est dans ce même esprit qu’on a transposé Sept jours en mai pour la scène, sous la direction d’Ève Déziel. «C’était une chose d’enregistrer l’album en studio, mais le défi était aussi de former un vrai band, notre Rivard. On s’est aperçu que cela fonctionnait bien lors du lancement de l’album. Ça donne un show très vivant, qui comprend nos 14 chansons, en plus de certaines issues de nos propres répertoires et revues en fonction du spectacle. Les réactions sont très fortes.»

Cette expérience de groupe est-elle comparable à celle de Beau Dommage ? Sur ce point, le leader du défunt groupe mythique apporte une réponse nuancé. «Si on parle du principe de démocratie, on peut dire que oui, car tous étaient appelés à se prononcer. C’est le processus de création qui était différent, avec Beau Dommage, l’écriture se faisait chacun de son côté, on ne s’assoyait pas ensemble pour écrire.»

En caverne

Et Michel Rivard solo dans tout cela ? Celui-ci annonce que 2017 sera pour lui une période d’introspection et d’écriture.

«On termine nos spectacles en décembre et ensuite je retourne dans ma caverne pour travailler sur autre chose, image-t-il. Je suis dû pour une période de repli sur moi-même», déclare celui qui s’est déjà qualifié de «sacripant».

Rivard demeure néanmoins vague sur les thèmes qu’il mijote. J’ai toujours quelque chose sur le rond d’en arrière, j’ai des esquisses de chansons mais rien de défini encore. En tous les cas, cherchez-moé pas en 2017…»

D’ici là, Sept jours en mai montera sur différentes scènes, dont le Cabaret-Théâtre du Vieux Saint-Jean le 18 novembre et le Théâtre de la Ville, à Longueuil, le lendemain.