Le maire Sylvain Brazeau a défendu les décisions du conseil de Les Coteaux de fermer le camping municipal puis, de façon temporaire, l’accès à l’eau de la rue des Plaines lors d’une assemblée publique houleuse le 21 septembre.  

«Le dernier mois a été occupé et compliqué pour moi, a affirmé le maire avant une période de questions et commentaires qui s’est prolongée sur plus de deux heures. Je ne veux pas confronter ni chercher la querelle.»

L’accès à l’eau à partir de la rue des Plaines a été fermé le 17 août après qu’une plainte ait soulevé des inquiétudes quant à la dangerosité des marches qui se trouvent à cet endroit.

«Par le plus malheureux des hasards, si quelqu’un arrive et se blesse de façon grave, c’est toute la municipalité qui va payer», a prévenu le maire. Des citoyens ont argumenté sur le fait qu’aucun incident grave n’avait été rapporté à cet endroit depuis des années.

Une évaluation est en cours avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et celui de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs sur ce qui doit être fait pour redonner l’accès au plan d’eau.

Le plus rapidement possible espère M. Brazeau qui a martelé que la fermeture était temporaire.

«Moi le premier, j’ai hâte que ça avance, a-t-il avancé. Je veux l’ouvrir le plus tôt possible.»

Ce qui a quand même été accueilli par scepticisme par les murmures des citoyens qui ont partagé la rumeur d’installation d’une clôture permanente qui circule.

Les résidents à l’assemblée ont aussi comparé la situation aux parcs Wilson et Promutuel où des aménagements ont eu lieu. Le maire leur a laissé entendre qu’ils «soulevaient beaucoup de poussières» et que chacun de ses espaces avait des enjeux et des aménagements différents.

«Ç’a été un maudit mois plate. Je ne me suis pas présenté comme maire pour gérer des affaires de même.»

Sylvain Brazeau

D’autant plus que les municipalités ne peuvent procéder à de travaux dans l’eau puisque c’est une compétence gouvernementale.

À cet effet, si un certificat d’autorisation est requis pour d’éventuels travaux, les procédures pourraient être plus longues que prévu.

Un parc pour tous

La fermeture du camping, prévu à la fin de la prochaine saison estivale, a également été débattue.

Le maire a rappelé que l’idée mijote depuis 2019 et que, les campeurs, étaient en quelque sorte en sursis depuis. «La décision n’a pas été prise à la légère, a-t-il toutefois nuancé. Le camping est en mode survie déjà depuis novembre 2023. L’élastique a atteint son maximum.»

Le maire a laissé entendre que le camping rapportait 74 900$ à la municipalité. Mais qu’il en coûtait 30 000$ en électricité en plus d’autres frais.

Les infrastructures d’aqueduc, d’électricité et d’égout seraient «finies» a aussi indiqué le conseiller Carl Dussault.

«Si le réseau d’aqueduc ou d’électricité pète, on fait quoi?, a soulevé le maire. On vous met dehors tout le monde ? C’est ce qu’on veut éviter.»

M. Brazeau a aussi parlé de problématiques qui provoquent de plus en plus de plaintes et une gestion de plus en plus difficile.

Le site comprend 28 terrains desquels on recense 7 qui sont occupés par des Coteaulois.

Le conseil a donc la volonté de redonner le site à sa population.

«C’est le plus beau terrain de la municipalité, a-t-il répondu à l’assemblée. Il sera utilisé comme jamais lorsqu’il sera aménagé.»

Le maire s’est encore là avancé et a parlé de discussions entreprises avec sa voisine Coteau-du-Lac et le Parc du Canal Soulanges pour des aménagements conformes.

Il a ajouté que les citoyens seraient consultés dans le processus et que l’idée était de donner libre accès à ce site à tous, l’eau et la rive, de façon optimale.

Marie-Élaine Guitard, une des sept résidentes à camper sur le site, a émis des réserves. Elle dit observer du grabuge, du vandalisme et de la violence depuis la fermeture du camping en face, au parc Thomas-Monro de Coteau-du-Lac. «J’espère que le parc ne deviendra pas le débordement de la plage de Saint-Zotique», a-t-elle exprimé.