Le parc Mercier, du secteur Saint-Timothée, est appelé à disparaître afin de faire place à de la construction résidentielle. À la suite d’une analyse des parcs et espaces verts sur l’ensemble de son territoire, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield invite la population à une assemblée publique de consultation à ce sujet le lundi 17 octobre à l’hôtel de ville.

En date du 3 octobre, une lettre du conseiller municipal Normand Amesse a été acheminée aux contribuables dont les terrains sont contigus au parc Mercier, situé sur la rue Marcel à Salaberry-de-Valleyfield. Dans la missive, les résidents sont avisés que le conseil municipal a entériné une modification au zonage afin de permettre des usages résidentiels de basse densité à cet endroit.

Cette communication jette la grogne chez certains contribuables du secteur même si un autre parc est situé à 400 mètres de là. Normand Bourget, résident de la rue Lauzon, s’explique mal que la Ville de Salaberry-de-Valleyfield détruise un espace vert.

«Adjacent au parc Mercier, il y a une garderie et une autre est sur le point d’ouvrir, mentionne M. Bourget. Le conseiller Amesse fait mention que l’ancien aqueduc du Village de Saint-Timothée se trouve à cet endroit et qu’il doit être démoli. Je suis d’accord avec cela, mais, de démolir un parc pour construire des maisons c’est ridicule.»

Normand Bourget compte bien aller à la consultation publique. D’ailleurs, de son propre aveu, il ne sera pas seul puisque plusieurs résidents du secteur s’opposeraient à la disparition du parc Mercier. «La Ville laisse entendre que tous les jeux sont désuets et qu’une étude vieille de six ans fait mention que les jeunes du secteur ne fréquentent pas cet endroit. Ça fait 20 ans que j’habite une maison qui communique avec le parc. Il n’y a jamais eu un dollar d’investi par l’administration municipale à cet endroit pendant tout ce temps. Ça se peut donc que cela soit désuet. Quand tu souhaites entretenir quelque chose, tu en prends soin et tu investis», martèle Normand Bourget.   

De son côté, le conseiller municipal Normand Amesse assure que sur les 19 lettres envoyées, un seul destinataire l’a contacté. «J’ai expliqué la situation et le citoyen l’a très bien comprise, explique M. Amesse. Le contrat de démolition est donné pour le bâtiment et la butte. Il doit être complété pour le mois de novembre.»

Cinq résidences pourront être construites sur le terrain du parc Mercier. Selon le conseiller municipal, cela pourrait permettre d’investir plus de 100 000 $ dans le parc Paquette. «Tout le bénéfice net de la vente des terrains servira pour l’aménagement du parc Paquette. C’est beaucoup d’argent qui sera injecté. Dans l’ancien village, il n’y a plus de terrain pour construire donc, on vient par la même occasion d’en créer cinq. Ils trouveront preneur rapidement», fait valoir M. Amesse.