Différentes menaces sont venues perturber le déroulement des cours dans les écoles secondaires du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands (CSSVT) ces dernières années. L’organisation scolaire prend la situation au sérieux et développe des techniques pour améliorer sa gestion de crise.

Parce que même si un message écrit sur un mur de la salle de bain peut sembler farfelu, le CSSVT doit au départ la prendre comme une «vraie menace».

«On a mis un comité en place pour s’assurer du suivi et des mesures préventives à appliquer, a laissé savoir Suzie Vranderick, directrice générale du CSSVT. On travaille avec Zoubida Habek [experte-conseil en mesures d’urgence] et les différents corps policiers.»

L’idée est aussi de savoir si un code doit être déclenché, et de quel niveau. Parce qu’une évacuation provoque des impacts sur la journée de classe, mais peut aussi confronter les étudiants à de l’anxiété.

«Quand le coupable est trouvé, le message passe.»

François Robichaud

«On a travaillé sur deux communications aux parents pour bien expliquer les conséquences, a résumé François Robichaud, directeur général adjoint au CSSVT. On a aussi une cellule de crise qui se met en place et on gère avec la direction de l’école. On veut s’améliorer. On s’est beaucoup pratiqué avec l’école secondaire des Patriotes-de-Beauharnois l’an passé.»

Un travail de collaboration

Un plan de mesures d’urgence a été formé et implique différents services du CSSVT, mais aussi le corps policier concerné, que ce soit le Service de police de Châteauguay ou la Sûreté du Québec.

Des simulations ont été réalisées dernièrement avec le personnel puis les services de garde en milieu scolaire.

Le déroulement d’un code rouge, qui consiste à l’évacuation ou le confinement selon la menace, a aussi été testé à l’école secondaire de Sainte-Martine en présence d’étudiants.

Deux pratiques du genre auront lieu au courant de la prochaine année scolaire aux écoles Arthur-Pigeon et de la Baie-Saint-François.