Jennifer Neal carbure à la boxe. Tellement que la pugiliste de Huntingdon a décidé de passer professionnelle. Le rêve se poursuit pour elle, mais aussi pour les autres.

À 38 ans, Jennifer Neal fait le saut chez les pros a un âge relativement avancé. Elle le sait et elle se lance tout de même dans l’aventure avec intensité. «Comme je n’ai pas commencé jeune, mon corps n’est pas usé, soutient-elle. Si je n’ai pas de blessure et que je demeure en santé, il me reste un bon 5 ans de boxe. Je vais y aller au maximum. »

Le maximum pourrait bien emprunter la route d’un titre canadien et pourquoi pas d’un championnat mondial.  «La boxe féminine est un petit monde, explique Jennifer Neal. J’y vais pour moi et je veux aller le plus loin possible. Mais j’y vais aussi pour aider les filles qui vont suivre.  Donner de la visibilité au sport. »

Prête pour un bon combat

C’est donc au terme de 26 combats amateurs, couronnés de la médaille d’argent au championnat canadien, que la femme de Huntingdon passe à un autre niveau.

Le 14 octobre à Calgary, elle rivalisera avec une adversaire de 32 ans invaincue en trois combats. Une boxeuse locale qui lui donnera bien sûr du fil à retordre. «Je la vois comme n’importe quelle autre fille, assure-t-elle. Ce ne sera pas facile, ça va être un bon combat. »

Elle avoue être un peu nerveuse de se lancer dans l’inconnu. Mais elle est bien épaulée. En plus de Carl Handy, Ian MacKillop s’occupe de son entraînement. Il s’agit d’un ancien professionnel qui a fait de gros combats, notamment dans les organisations IBF et IBO. «C’est peu commun d’avoir deux entraîneurs, mais j’aime travailler avec chacun d’eux, affirme-t-elle. Je sens qu’ils m’amènent où je veux aller. »

Jennifer Neal ne compte pas sur un promoteur en ce moment. Elle entend donc accepter tous les combats qui vont se présenter sur sa route. Une route qu’elle souhaite longue et fructueuse.