Le fort débit du lac Saint-François influencera le Championnat canadien de pêche à l’achigan vendredi et samedi. Mais la qualité des pêcheurs en compétition devrait assurer un tournoi relevé.

«Ça va ouvrir le jeu, mentionne Rémi Laurin. Le pêcheur qui a beaucoup d’expérience sur le lac aura un moindre avantage que par les années passées. »
L’achigan à petite bouche suit son garde-manger. Le lac Saint-François possède toujours un débit d’environ 11 000 m?/seconde, si bien que la nourriture s’est déplacée. «Les pêcheurs vont s’adapter, soutient Nicolas Gendron, deux fois vainqueur en compagnie de Jason Gramada. La plupart des participants ont fait un tournoi sur le lac Saint-François et tous se sont mis à jour. »
Ce dernier croit que la zone peu profonde serait la place où tendre la ligne pour attraper de beaux spécimens.

Bien que le départ ait lieu dans la baie Saint-François, la majorité des compétiteurs mettent le cap vers Cornwall. «Le lac est exploité à 30 %, laisse entendre Laurin. C’est un jeu de poker les stratégies de départ. Tu peux prendre un bon guess puis revenir ensuite sur des spots où tu sais que ça va mordre. »
Tous deux ont connu un été de compétitions plutôt fructueux. Laurin a gagné deux tournois avec sa conjointe, mais une mauvaise journée dans le bateau leur a fait perdre le titre d’équipe de l’année à la série Éconobass. Avec son frère Mathieu, Nicolas Gendron a gagné trois tournois sur quatre, dont la Classique pour mériter la mention d’équipe de l’année.

Repérer l’achigan d’abord

Pour l’organisateur Ben Woo, les gagnants devront présenter un sac évalué entre 46 et 49 livres au terme des deux journées pour mériter le bateau Ranger d’une valeur de 48 000 $. «L’an dernier, Daniel Robitaille avait pêché un lunker de 6,95 livres, explique-t-il. Chaque année, on se dit que le tournoi va être difficile, mais il y a toujours une équipe qui trouve de gros poissons. »
Les professionnels Reno Viola, Pete Bowman, Bob Izumi et les frères Johnston auront tous la canne à la main les 22 et 23 septembre.  Le Berkley B1 attire la crème des pêcheurs à Valleyfield.
Avec un courant fort et des compétiteurs aussi féroces, Laurin et Gendron ont pris une semaine de vacances pour faire de la prospection. «J’ai fait un tournoi sur le Saint-François cet été; après 1-2 jours, j’avais le moral à terre, explique Laurin. D’où l’importance d’aller faire ses devoirs avant le B1. » L’histoire s’est bien terminée puisqu’il a gagné cette compétition.
Gendron explique que les températures chaudes pour la période de l’année, mais surtout stable depuis plusieurs jours sont bonnes pour la pratique. «Ça va être une pêche qui va aller dans la continuité de l’été», explique-t-il.
Cette année, le tournoi aura lieu vendredi et samedi. Le Berkley B1, en plus du Championnat canadien, couronnera aussi l’équipe de l’année au terme d’une série de trois compétitions. Près de 120 équipes sont attendus au rendez-vous.

Équipes de la région inscrites au moment de publier

Nicolas Gendron et Jason Gramada – Champions  2011 et 2014

Jean-Martin Landry et Patrick Milot – Champions 2015

Rémi Laurin et Jonathan Bélanger

Robert Lalonde et Alex Scafer

Jean-Baptiste St-Pierre et Chester Gmiterek

Frédéric Vachon et Max Lapointe

Mathieu Gendron et Alexandre Carrier