Nommé chef de mission de la délégation canadienne aux Jeux olympiques d’été de Rio en 2016, Jean-Luc Brassard s’est rendu sur les lieux, il y a quelques mois, pour visiter les installations et il s’est dit fort impressionné parce qu’il a vues en dépit de certaines lacunes à améliorer.

«Le parc olympique est localisé sur le site de l’ancienne piste de Formule 1 tandis que le village olympique s’étend sur 1 kilomètre. Les Jeux de Rio vont être très visuels et accessibles pour tout le monde», a souligné Jean-Luc Brassard alors qu’il était invité à la tribune du Club Rotary de Valleyfield, la semaine dernière, au Resto Pub McBroue.

Selon lui, les Brésiliens vont pouvoir assister à plusieurs compétitions sportives puisqu’un grand nombre de billets d’entrée seront abordables pour cette population peu fortunée.

À ce chapitre, les matchs de soccer (sport le plus populaire au Brésil) seront disputés dans plusieurs stades du pays.

Il y aura également une première dans l’histoire des Jeux. «Les cérémonies d’ouverture et de fermeture n’auront pas lieu dans le stade olympique», a révélé l’ex-skieur acrobatique.

Puis, le Campivallensien a abordé la problématique de la qualité de l’eau de la baie de Guanabara où se tiendront les épreuves de nage en eau libre, de planche à voile et de voile. À ce sujet, il s’est dit rassuré par ce qu’il a entendu de la part du comité organisateur, de même que par les mesures prises afin d’atteindre un seuil acceptable pour la santé des athlètes, d’ici le début des Jeux prévu le 5 août.

D’autre part, Rio de Janeiro s’avère la deuxième plus grande ville du Brésil avec ses 6,1 millions d’habitants. La population double à plus de 12 millions de personnes si l’on tient compte de l’agglomération urbaine. «Rio de Janeiro est une ville de carte postale», souligne Jean-Luc Brassard qui visitera les lieux une dernière fois, le 29 février prochain.

L’affaire Marcel Aubut

Jean-Luc Brassard affirme que la démission de Marcel Aubut au poste de président du Comité olympique canadien (COC) s’avérait la seule solution possible dans les circonstances.

«Mon poste de chef de mission a pris une tournure différente avec l’histoire de Marcel Aubut. Une telle affaire arrive au moment où on s’en attend le moins. Une plainte pour harcèlement crée un climat très malsain dans une entreprise. Il ne faut jamais sous-estimer une plainte comme celle-là au sein d’une organisation», a reconnu Jean-Luc Brassard.

Il ajoute que ce scandale a largement débordé le COC. «Ça pris une proportion hors contrôle. Les gens se sentaient oppressés. Le plus important dans cette affaire, ce sont les victimes. C’est pourquoi, une enquête indépendante du Comité olympique canadien a été demandée.»

Par ailleurs, du 7 au 10 décembre, Jean-Luc Brassard sera à Toronto en compagnie d’une centaine d’athlètes canadiens qui devraient participer aux Jeux de Rio.

«L’objectif est de créer un esprit d’équipe pour l’été prochain. On va présenter les dernières nouveautés, des stratégies et il y aura des témoignages d’anciens olympiens», indique Jean-Luc Brassard.

La délégation canadienne à ces jeux comprendra 320 athlètes et plus de 600 personnes lorsque l’on ajoute les entraîneurs et accompagnateurs.