(Texte Sarah Rennie – Traduction Eric Tremblay) Peu de gens sont enjoués par les Jeux olympiques comme peut l’être l’Anicetois Charles Gascon. Tellement que lorsque l’opportunité de voyager avec la délégation canadienne des Jeux de Pyeonchang s’est présentée à lui, il n’a pas eu à y penser par deux fois. Et bien qu’il ne se retrouvera pas au sommet du podium pour son rôle de bénévole à la maison du Canada au village olympique, il aura sûrement la chance de côtoyer quelques-uns de nos athlètes et médaillés durant ces deux semaines.
C’est alors qu’il contactait le Comité olympique canadienne en novembre pour prendre les informations sur les rôles de
bénévoles en vue des Jeux olympiques de Tokyo au Japon en 2020 qu’on lui a mentionné qu’il restait encore un poste à combler à Pyeonchang. Après une réorganisation rapide de son calendrier scolaire, lui qui complète une maîtrise, il a été en mesure d’insérer 90 heures de bénévolat à offrir au cours des 17 jours des Jeux.
«Pour moi, c’est surtout pour vivre l’expérience olympique, explique Gascon. C’est une passion qui m’habite depuis que je suis jeune. » Il est surtout curieux de constater de voir comment la ville s’adapte au rythme des olympiques.
Bien qu’ils aient lieu officiellement à Pyeonchang, la majorité des sports disputés à l’intérieur (curling, hockey, patinage de vitesse et patinage artistique) auront lieu en banlieue dans une ville appelée Gangneung. Celle-ci se compare à Gatineau. «Ça me fascine d’imaginer qu’une aussi petite communauté est capable de recevoir un événement aussi important», note-t-il. Il admet être aussi excité à l’idée d’en apprendre davantage sur les composantes d’une organisation comme celle des Jeux olympiques.
Aux premières loges
Lorsqu’il n’agira pas comme bénévole, Charles Gascon va se «payer la traite». «Je suis un grand amateur des sports olympiques, confie-t-il. Pour moi, comme je vais être sur place, c’est sûr que je vais visiter les sites de compétition. »
Durant les Jeux, Gascon va supporter les Canadiens sur place lors des finales de ski acrobatique, la luge féminine, plusieurs épreuves de patinage de vitesse, la finale de danse sur glace et le match pour la médaille d’or en hockey féminin.
De tous les athlètes, il espère surtout avoir la chance de voir Mikaël Kingsbury en action. Il a aussi hâte de voir le tournoi de hockey masculin malgré l’absence des meilleurs joueurs au monde. «Imaginons si le Canada gagne le tournoi, malgré l’absence des joueurs de la Ligue nationale de hockey, dit-il. Je ne pense pas que nous pourrions être plus fiers. »
Moments magiques
«Les Jeux olympiques produisent souvent de petits moments magiques qui ne sont pas prévus… des surprises ou des performances décevantes», ajoute-t-il. Le bénévole est aussi enthousiasmé à l’idée de voir le couple de patineurs de la Corée du Nord livrer sa routine sur la chanson de Ginette Reno.
Charles Gascon quitte le 4 février en direction de la Corée du Sud et sera de retour le 1er mars. Il planifie de voyager en Corée et s’arrêtera un jour en Chine lors de son trajet du retour au pays. Il espère se faire des amis là-bas, lui qui pratique avec entrain son Coréen en préparation de son voyage. Sans l’ombre d’un doute pour lui, il s’agira du voyage de sa vie.
