Dérogations mineures ou dérogations majeures ? Toujours est-il que la demande de dérogation touchant le développement résidentiel projeté dans le secteur de la rue Marie-Ange-Numainville à Coteau-du-Lac a été reportée à une prochaine assemblée.

Devant les nombreuses contestations manifestées par des citoyens du secteur à l’assemblée du mardi 13 septembre, le conseil a convenu de tenir une assemblée d’information à leur endroit lundi soir prochain à 19 h 30. Entre-temps, des copies du plan incluant les 11 dérogations demandées sont  disponibles à l’hôtel de ville.

Au moins sept citoyens des rues De Gaspé et De Beaujeu ont pris la parole pour s’opposer à la demande de dérogation déposée par les promoteurs Simon St-Pierre et Jessica Berthiaume. Leur projet prévoit la construction de deux immeubles de neuf logements et un autre de six logements.

«Quand on parle de dérogations en réduisant certaines distances en mètres plutôt qu’en pouces, pour moi ça constitue une dérogation plutôt majeure et non mineure», a déclaré Pascal Garceau.

Marie-France Beaumont a pour sa part mis en évidence la croissance de population que ce projet va occasionner dans le secteur, où la circulation est déjà difficile avec la présence de l’école et de la garderie.

La conseillère Andrée Brosseau, également membre du Comité consultatif d’urbanisme, a expliqué que le projet avait été modifié depuis sa première présentation, passant de 24 à 11 dérogations. Elle a proposé une rencontre avec les citoyens du secteur pour leur expliquer les effets des dérogations demandées. Une proposition adoptée par une majorité de conseillers, à l’exception des conseillers Jacques Biron et Nathalie Clermont.

Cette dernière a appuyé sa décision en évoquant un avis juridique qu’a demandé le directeur général dans ce dossier, mais dont la teneur demeure confidentielle.

Par ailleurs, Mme Clermont n’a pu faire adopter sa proposition demandant la démission des membres du CCU, sauf les deux membres du conseil. Elle reprochait aux membres du CCU d’avoir recommandé l’acceptation de 24 dérogations mineures prévues à l’origine dans le développement résidentiel projeté. L’opposition du maire Jasmin et de trois conseillers ont eu raison de sa démarche.