Le 24 janvier, Denis Miron va revisiter 43 ans de carrière sur la scène Albert-Dumouchel. Un retour dans les années «boîte à chansons» avec lequel il promet de faire passer la foule par toute la gamme des émotions. 

«Les gens qui vont venir vont rire, chanter des mains, danser et probablement lâcher une larme ou deux», a confié le musicien.

Depuis les années 80, Denis Miron se donne en spectacle. Guitare, voix, party. «Quand j’ai ma guitare dans les mains, je pense que j’ai encore 31 ans, explique-t-il. Je suis le même Denis Miron. Sauf quand je passe devant un miroir !»

Son spectacle sur les années «boîte à chansons» vient de nombreuses demandes qu’il a eues au fil des ans. Les fans lui demandaient d’endisquer les succès qu’il jouait à l’époque au 2 Pierrots.

«J’ai décidé de monter un spectacle et je vais partager des chansons de Claude Dubois, Beau Dommage ou de Plume Latraverse avec quelques anecdotes», assure Denis Miron.

Il rappelle que ses tours de chant à l’époque se faisaient souvent dans des brasseries, endroits où on servait le vin et la bière en fût jusqu’à minuit.

Comme à cette époque, il entend reprendre Salut Léon, une pièce de Jacques Michel que lui a apprise son défunt ami Jules Lavoie.

Et une chanson d’Harmonium, comme dans le temps avec Domenico Massicolli, viendra ponctuer la fin du spectacle.

Christian Turcotte, Jean-Guy Grenier, Richard Leduc, Guy Gagnier, Sylvain Filiatrault, André Proulx et des surprises seront aux côtés de Denis Miron pour ce spectacle récapitulatif.

Une prestation qui permettra d’entendre du québécois, du folklore et du country.

«Si vous n’aimez pas ça, je vous rembourse», a repris l’artiste d’une formule qu’il répétait jadis.

Protéger la culture

Les boîtes à chanson ont un peu disparu du paysage au fil des ans. Au-delà d’une scène pour les musiciens, ces endroits avaient une importance pour la diffusion de la culture québécoise francophone, selon Denis Miron.

«On chantait surtout en français, répète-t-il. Quand j’entends les politiciens qui disent qu’ils veulent sauver notre langue; on chantait du Dubois avec la foule qui chantait avec nous. On servait à la transmission de la culture.»

En aide à l’itinérance

Au terme de la soirée, une somme sera remise à la Maison d’Hébergement Dépannage de Valleyfield (MHDV).

«Je me promenais en camion et j’ai aperçu une femme âgée assise dans la neige; je capotais, a signifié Denis Miron. Personne n’est à l’abri de ça. L’itinérance, c’est à l’année. Je veux aider et faire ma part. Mon talent c’est de chanter et jouer de la guitare. Si je peux permettre à des gens de passer une belle soirée et qu’ils se sentent le cœur léger ensuite parce qu’en plus ils ont aidé, je vais avoir réussi.»

Il dit avoir discuté avec le député Claude Reid et avec l’appui de Patrick Leduc, il aimerait partir en tournée avec ce spectacle pour contribuer aux initiatives locales en itinérance.

Pour l’aider, le réalisateur Guy Tourville va faire une captation vidéo du spectacle du 24 janvier afin d’en faire la promotion.

Denis Miron affirme que son spectacle fera passer les spectateurs par toute la gamme des émotions. (Photo Journal Saint-François : archives Pierre Langevin)