Il va sans dire que les hausses de loyer ont suscité la grogne au sein du Club des Aînés Maisonneuve et du Club des Bons Copains. Les deux organismes regroupent un peu plus de 70 membres chacun, la plupart étant des hommes retraités de 65 ans et plus. Certains d’entre eux ont même 85-90 ans.

Il en coûte 25 $ annuellement pour être membre de l’un ou l’autre des deux clubs. En entrevue au JOURNAL Saint-François, le président du Club des Aînés Maisonneuve et ex-conseiller municipal, Jean-Jacques Leduc, n’a pas mâché ses mots envers l’administration de la Ville campivallensienne.

«Les chiens sont mieux traités par nos élus municipaux que les aînés à Valleyfield. Le parc à chiens a coûté 45 000 $ sur la rue Victoria Est. En décembre, le maire a annoncé la construction d’un bâtiment de plus de 1,2 million $ pour les services animaliers. C’est un non-sens. Que font les élus pour les aînés?», questionne M. Leduc.

Lors de notre passage au local de ce lieu de divertissement, des membres s’adonnaient au billard et au shuffleboard tandis que d’autres jouaient aux cartes. En été, il y a la pétanque.

D’autre part, Jean-Jacques Leduc a été catégorique. Si la nouvelle tarification du loyer demeure en vigueur, le Club des Aînés Maisonneuve devra fermer ses portes le 31 décembre prochain après plus de 25 ans d’existence.

«Nous n’avons pas le choix. Les aînés ne peuvent pas payer le loyer demandé par les élus municipaux», allègue M. Leduc.

Même son de cloche du côté du Club des Bons Copains. Le président Jean-Noël Martin a déploré la situation. Il a mentionné que les membres se réuniront bientôt en assemblée générale pour discuter de l’avenir de l’organisation.

«S’il n’y a pas de changement, on va mettre la clé dans la porte. C’est tout. On est tellement mal administré à Valleyfield, ça n’a pas de bon sens. La Ville doit arrêter de mettre de l’argent partout et pour rien. Si on ferme le Club des Bons Copains, les vieux vont se retrouver dans la rue», soutient M. Martin.

La Ville ne bronche pas

Par ailleurs, le maire Denis Lapointe a déclaré qu’il n’était aucunement question que la Ville recule dans ce dossier mais il s’est dit ouvert à trouver une solution au moment opportun.

Selon le premier magistrat, il doit y avoir une équité envers tous les organismes accrédités qui louent un local de la Ville puisque chacun d’entre eux doivent faire face à des augmentations de loyer élevées. «On ne peut pas faire du cas par cas dans un dossier comme celui-là», allègue Denis Lapointe.