Bien que le nombre de cas est en constante diminution, Valleyfield demeure en zone rouge. Comme le reste de la Montérégie. Une trentaine de citoyens ont manifesté devant les bureaux du député Claude Reid à qui ils demandent des réponses.
Les gens réunis n’en reviennent pas des mesures sanitaires du palier maximum, alors que l’on recenserait moins de 10 cas à Valleyfield et moins de cinq dans la plupart des municipalités avoisinantes.
«À Valleyfield, les citoyens vous ont élu majoritairement. Avez-vous l’intention de nous aider ?, a lancé Véronique Bougie, organisatrice du rassemblement pacifique. Ce n’est pas à nous de travailler pour vous. Mais à vous de travailler pour nous. »
Elle se demande aussi pourquoi est-ce que les citoyens demeurent en otage du couvre-feu. «Depuis quand la peur de mourir est rendue plus grande que l’envie de vivre ?», a-t-elle questionné l’auditoire.
Deux autres citoyens ont pris la parole. Un a été choqué de voir comment une dame à dû faire ses adieux à sa famille dans un stationnement du CHSLD où elle habitait à Alma. «Si vous [Claude Reid] avez encore vos parents, accepteriez-vous de les vois dans le stationnement d’un CHSLD ?», a-t-il dit ajoutant demandé la démission de Legault, Arruda, Dubé, McCann, Blais et Guilbeault.
L’autre intervention provenait d’une maman qui demandé à ce que son fils, handicapé avec un trouble du spectre de l’autisme, soit exempté du port de masque.
Ne pas lâcher
Le député de Beauharnois était en caucus virtuel avec les députés de la Montérégie au moment de la manifestation. Il assure suivre les préoccupations des citoyens de près et fait suivre les questions qui lui sont adressées à la direction de la santé publique et au caucus de la montérégie.
«Je comprends les raisons qui motivent certains citoyens à faire valoir leur mécontentement, a dit le député. Je sais aussi que toute la charge de la dernière année est lourde à porter. De plus, il est évident que cela fait beaucoup de données à assimiler et à mettre en perspective. J’encourage la population à ne pas lâcher, les assouplissements finiront par arriver. Ce n’est peut-être même plus une question de mois, mais de semaines. »
Quant au maintient au pallier d’alerte rouge, certains éléments motivent cette décision. Parmi ceux-ci, la faible marge de manoeuvre du réseau hospitalier, la proximité avec Montréal, et la présence du variant britannique. «La santé publique redouble de prudence pour toute la Montérégie, même là où certains indicateurs sont très encourageants, indique M. Reid. Nous avons confiance au jugement du Dr Loslier [directrice de la santé publique de la Montérégie] et son équipe. La santé publique de la Montérégie se donne le temps aussi d’évaluer les impacts de la semaine de relâche avant de voir à des recommandations d’assouplissements.
Quant au couvre-feu, la mesure est vue comme efficace pour garder la transmission sous contrôle par la santé publique. «La nécessité de maintenir le couvre-feu sera réévaluée régulièrement, en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et de la situation dans le réseau de la santé», a affirmé le député.
