La paruline à ailes dorées est une espèce d’oiseau de la région désignée comme menacée selon la Loi sur les Espèces en péril. C’est pourquoi un projet a été entrepris par le groupe Ambioterra pour favoriser sa survie.
Le projet « Protégeons les oiseaux champêtres de la Vallée du Haut-Saint-Laurent » avait pour objectif final le contrôle du nerprun cathartique, une herbe envahissante répertoriée sur deux terrains privés situés dans la municipalité de Godmanchester, utilisés par la paruline à ailes dorées.
Les champs en friche, les bouquets arbustifs et les peuplements forestiers présents sur le site constituent un milieu de vie de grande qualité pour les différentes étapes du cycle de vie de la paruline à ailes dorées.
Pour préserver cette espèce en péril, il est crucial d’endiguer l’envahissement des sites par le nerpun cathartique et d’assurer un suivi régulier du site afin de limiter les impacts de la propagation de cette espèce exotique envahissante.
Ambioterra a donc mis en application les méthodes de contrôle développées par le Dr Daniel Kneeshaw du Centre d’étude sur la forêt (CEF) de l’UQAM, avec qui il collabore étroitement. L’année 2025 marquait la dernière phase de suivi, après cinq années de travaux de contrôle. Le bilan ? Au total, 6 hectares ont été restaurés par arrachage manuel et 46 m² ont été traités par bâchage.
Cinq ans après le lancement du projet, le taux de réussite des méthodes de contrôle appliquées approche les 100 %.
« La lutte contre les espèces envahissantes est un travail de longue haleine, mais les résultats parlent d’eux-mêmes. Restaurer ces habitats, c’est redonner une chance réelle aux espèces menacées de se rétablir. Nous sommes extrêmement fiers du chemin parcouru avec ce projet », souligne Karel Ménard, président d’Ambioterra.
« Les méthodes de contrôle testées avec le soutien du Centre d’Études sur la Forêt de l’UQÀM dans ce projet démontrent qu’une approche rigoureuse et adaptée au milieu peut véritablement freiner la progression du nerprun », ajoute Priscilla Gareau, directrice d’Ambioterra.
Ambioterra remercie la Fondation de la Faune du Québec, grâce à qui ce projet a pu voir le jour et aboutir, à travers le programme de Lutte contre les plantes exotiques envahissantes.

