Bien qu’il ait continué de clamer son innocence en salle de cour le 27 avril, Sylvain Patenaude a reçu une sentence de six mois de détention en plus de voir son nom inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité pour des crimes à caractère sexuels sur deux victimes d’âge mineur.
Déjà en juillet dernier, le juge Joey Dubois avait déclaré le résident de Saint-Chrysostome coupable de contacts sexuels pour des crimes commis il y a 20 ans au terme d’un procès.
Il avait alors été présenté comme un «appâteur» par la procureure Me Mylène Brown.
Une autre victime devait se présenter à la barre pour exposer les faits sur un chef d’harcèlement dans un contexte sexuel.
Déjà, le juge avait admis une requête en faits similaires.
La finalité des procédures a été retardée parce que l’accusé a changé d’avocat et a même été absent à une date d’audience.
Après discussion avec son avocat, Me Marc Lavoie, Sylvain Patenaude a accepté de plaider coupable au second chef d’accusation et de régler les deux dossiers.
Délinquant sexuel
Le quinquagénaire de Saint-Chrysostome a reçu une sentence de six mois de détention assortie de deux ans de probation. Il lui est interdit d’entrer en contact avec les victimes et les membres de leur famille. L’accusé devra également effectuer un suivi probatoire et faire des thérapies pour agresseur sexuel.
Son nom est aussi inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.
Des conséquences pour les victimes
Les deux victimes ont pu s’adresser à la cour le 27 avril pour exprimer les torts provoqués par les agissements de l’accusé.
Patenaude a été reconnu coupable, entre autres, d’avoir tenté d’approcher la main d’une victime vers son entrejambe alors qu’il avait abaissé son pantalon.
Cette personne, qui a depuis atteint l’âge de la majorité, a laissé savoir que son estime de soi avait été affectée au point de perdre confiance en elle.
Le malaise s’était installé au point où elle a envisagé mourir.
Le processus judiciaire l’a amenée à revisiter ce passé douloureux, une épreuve difficile. D’avoir pu être écoutée lui permet de se placer encore davantage sur le chemin de la guérison.
La jeune femme a remercié son entourage pour tout l’appui reçu au fil des ans.
L’autre jeune femme s’est aussi exprimée lundi. Elle a témoigné d’une confiance brisée envers les adultes.
Elle a perdu un repaire qu’elle jugeait sécuritaire, ce qu’elle a perçu comme de la trahison.
