Emma Duncan a été nommée athlète féminine de l’année de la Southern Arkansas University. La lanceuse de softball native de Salaberry-de-Valleyfield a présenté des statistiques impressionnantes. À sa dernière saison avec les Muleriders, elle est fière de son parcours aux États-Unis.
«J’ai surpassé mes objectifs, a confirmé la droitière. J’étais venue pour jouer à la balle, mais je vais revenir avec un diplôme en justice criminelle et une maîtrise en sciences informatiques. Je ne pouvais demander mieux.»
Elle complète en ce moment sa cinquième saison avec les Muleriders. Habituellement, les règlements permettent d’en jouer quatre. Mais elle a été sur la liste des blessées lors de sa première saison. Si bien que son instructeur a plaidé en sa faveur pour lui permettre d’être «sur le terrain» pour une quatrième année.
La Campivallensienne l’a remercié avec une fiche incroyable dans la Great American Conference.
En 29 départs, Duncan a remporté 25 matchs, dont huit par blanchissage. Elle a retiré 188 frappeuses sur des prises en 181 manches de travail.
Des chiffres qui lui ont permis de décrocher la Dr. Margaret Downing remis à l’athlète féminine de l’année.
«J’ai souvent été mise en nomination, mais c’est la première fois que je gagne; c’est vraiment gros pour moi surtout que c’est ma dernière saison, a-t-elle confirmé. Lancer c’est une chose, mais ça prend aussi des points pour gagner et on peut compter sur une excellente équipe.»
Confiante pour les éliminatoires
Elle se décrit comme une lanceuse qui se démarque par la précision de ses lancers. Le fait qu’elle soit capable d’enregistrer des prises permet à ses coéquipières d’avoir une bonne confiance en elle lorsqu’elle se retrouve sur la butte.
Sa formation a remporté 42 de ses 47 matchs cette saison. Avec une série de trois parties à disputer contre les Bisons de l’Oklahoma Baptist University, les Muleriders sont déjà assurées de participer au tournoi de fin de saison de sa conférence.
Toujours Panthères dans l’âme
C’est avec les Panthères de Salaberry-de-Valleyfield qu’Emma Duncan a entrepris sa carrière dans le softball. «Je me suis vraiment découvert comme athlète, a-t-elle souligné. C’est un bon sport d’équipe. Je ne pensais pas que ça m’amènerait aussi loin.»
La lanceuse est toujours heureuse de revenir aider les jeunes Panthères lorsque son horaire le permet.
Devenir entraîneuse est dans ses options. Elle envisage toutefois compléter ses crédits en criminologie.
Pour ce qui est de jouer, elle va endosser le gilet d’Équipe Québec au championnat canadien qui se déroulera en Alberta.
Mais elle ignore ce que l’avenir lui réserve ensuite.
«Je suis tellement en amour avec mon sport, ce sera difficile pour moi d’être loin du terrain, laisse savoir l’athlète de 22 ans. Peut-être que je pourrais me tailler une place sur Équipe Canada ou jouer ailleurs au monde. Mais avec les études, je devrais vraiment réfléchir.»
