L’économie sociale n’est pas une économie de seconde zone. Au Québec, elle constitue plus de 40 milliards en volume d’affaires. Dans la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent, il s’agit d’un marché plutôt bien positionné qui cherche toutefois à pousser la machine plus loin.
Tel est le constat de l’Enquête sur l’économie sociale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent présentée par la Coop Niska aux participants de la Grande journée sur le thème qui a eu lieu à l’Hôtel Plaza.
«Les résultats nous permettent de voir le comportement de l’économie sociale en région et d’en bonifier le plan d’action, a dit

Olivier Doyle, coordonnateur du Pôle de l’économie sociale de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent. On comprend à la lueur des chiffres que les entreprises veulent aller plus loin, se faire connaître davantage et améliorer leurs produits et services. »
D’un point de vue encourageant, 68 % des 76 entreprises sondées ont une autonomie financière. En contrepartie, 13 % n’ont pas d’outils pour voir vers où elle se dirige.

Didier Fleury, directeur des comptes à la Caisse d’économie solidaire Desjardins a réfuté le fait qu’il s’agissait d’une économie de seconde zone. «En fait c’est plutôt l’inverses, a-t-il dit. Elle finance des coopératives et des organismes à but non lucratif à la grandeur du Québec. Elle redistribue des richesses équitablement dans plusieurs secteurs d’activités. »
Les secteurs d’activités dans lesquels on les observent le plus sont dans les services aux personnes, en santé, en arts et culture et les loisirs et le tourisme. On note que 75 % des 76 entreprises sondées sont en activités depuis plus de 10 ans. Elles sont donc bien ancrées dans leur collectivité. «Le bassin d’entreprises dénote une stabilité économique. Indique Maïa Poulin de la Coop Niska. Dans une proportion de 71 %, elles sont en consolidation. Par contre, on constate que 18 % d’entre elles ne recherche aucune opportunité d’affaires. »
Malgré tout, Mme Poulin dit qu’il faut toujours faire valoir l’impact de ces entreprises sur le territoire. «L’économie sociale

possède une valeur ajoutée qui permet à ces entreprises de s’insérer là où les entreprises privées ne peuvent parfois pas répondre à un besoin. »
Une des réalités de cette économie est la présence de bénévoles ou l’engagement social pour supporter la structure. Si ces entreprises étaient mieux outillées, elles seraient davantage en mesure de se développer. D’où la mise en place de la Grande journée de l’économie sociale qui a réuni des acteurs politiques, économiques et sociaux mercredi matin. Une journée d’analyse et de réflexion sur les réalités et défis à venir.
