Le député de Beauharnois, Claude Reid, estime que plusieurs facteurs caractéristiques à la région font en sorte que le développement de projets d’éoliens n’y est pas favorable.

C’est ce qu’il fait savoir dans une lettre envoyée à la présidente et directrice générale d’Hydro-Québec, Claudine Bouchard, dont nous avons obtenu copie.

Dans cette lettre de deux pages, le député fait état de l’inquiétude manifestée à son égard de la part de citoyens du comté face aux projets de développement éolien d’Hydro-Québec, particulièrement en secteur agricole.

Il évoque l’épisode entourant l’appel d’offres lancé en 2023 et qui avait forcé le promoteur Hydroméga à retirer son projet devant le tollé soulevé à l’époque par les citoyens du secteur visé.

« Hydro-Québec ne nous a présenté aucune donnée de consultation nous permettant de croire que l’absence d’acceptabilité sociale en 2023 ait évolué favorablement », fait-il remarquer.

Claude Reid demande d’ailleurs à Hydro-Québec de reconsidérer sa position pour le développement et la construction d’un parc éolien dans le secteur.

« Je veux vous rappeler, écrit-il, que notre région a été considérablement impactée par la construction du canal de Beauharnois dans les années ’30… et par l’installation d’un grand nombre de pylônes électriques qui s’étend partout sur notre territoire. »

Il note au passage que les bandes riveraines du canal pourraient devenir une « alternative valable à l’installation d’éoliennes » sans avoir à empiéter en territoire agricole.

Par ailleurs, autres facteurs signalés par le député pour étoffer sa position, le corridor aérien relié à l’aéroport de Montréal, le transit de nombreux oiseaux migrateurs et l’incompatibilité du développement éolien avec une vision à long terme et la pérennité de l’agriculture en Montérégie.

Sans remettre en question la stratégie de développement préconisée par Hydro-Québec, le député de Beauharnois croit que « d’autres sites se prêtent mieux à l’implantation d’éoliennes… »