La phase 1 de la réfection des berges du parc Sauvé donne déjà un effet wow recherché par Salaberry-de-Valleyfield. Avec un coup d’œil et un accès à l’eau de la baie Saint-François, l’esplanade devient un nouveau terrain de jeu qui pourrait devenir très achalandé.

L’espace public prend place au pied de la Tour des Régates jusqu’aux terrains de tennis. Une surface dure, munie de pavé uni qui ne reflète pas la lumière, donc ne crée pas un îlot de chaleur.

Des tables et des hamacs, protégés par un toit, ont été installés et peuvent être déplacés au gré des festivités qui se dérouleront dans l’ensemble du parc.

L’esplanade au coeur du parc Sauvé permet de relaxer, profiter du panorama ou tenir différentes rencontres. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

L’endroit pourra accueillir les estrades pour les Régates mais aussi diverses activités saisonnières.

«Le résultat pour moi est parlant, a laissé avoir le maire lors d’une mêlée de presse lundi matin. On s’en fait parler énormément. Même deux minutes avant de commencer, deux citoyens sont venus nous complimenter.»

La réfection des berges avait d’abord un mandat d’urgence. Elles menaçaient de s’effondrer en plusieurs endroits.

Cette pointe de terre était plutôt ravagée par les travaux mécaniques nécessaires à l’installation/retrait des estrades pour les Régates. Une parcelle de gazon plutôt boueuse qui n’était jamais utilisée autrement.

«Tant qu’à investir dans ce qui est le lieu probablement le plus emblématique du centre-ville, un parc ce qui est peu commun nous le rappelle les gens qui ne sont pas de Salaberry-de-Valleyfield, tant qu’à la sécuriser, aussi bien le rendre beau et majestueux, a ajouté le maire. Avec cette esplanade, les gens pourront se réapproprier ce lieu-là. Il n’y a rien quand ce n’est pas les Régates. Ça pourrait potentiellement devenir un des lieux les plus achalandés.»

Déjà lundi, des citoyens pratiquaient de la gymnastique douce à cet endroit.

Maintenant que la phase 1 de la réfection des berges est complétée, le maire Miguel Lemieux peut se reposer dans un des hamacs installés sur le site. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

En deçà des coûts

Bertin Caron-Boulé, ingénieur chargé du projet, était fier de présenter ce qu’il a qualifié d’élément signature de la phase 1 de la réfection des berges. L’esplanade s’insère dans un parc linéaire qui présente différentes ambiances, mais dans une continuité. Et, toujours avec un panorama vers la baie.

Parce que le chantier s’est déroulé à 60% sous l’eau, pour solidifier les berges. À cet effet, les murets et la végétation vont contribuer à rendre ces rives sécuritaires. En fait, l’ingénieur a rappelé l’aspect «100 ans, sans entretien», pour la qualité des travaux.

La configuration du site donne aussi un espace un peu plus grand qu’avant.

Deux placettes permettent un accès à l’eau, pour s’y tremper les orteils ou partir sur une planche ou une embarcation sans moteur.

La préparation de l’équipe a permis de relever les défis du chantier. «On travaille dans un milieu qui demande des ajustements de conception tout le temps, a laissé savoir M. Caron-Boulé. On a pu réagir rapidement pour pas avoir de gros problèmes. On était préparé. Ça joue sur l’échéancier et les coûts.»

Ainsi, il estime entre 900 000 $ et 1M4 les économies par rapport au budget estimé de 18 M$.

L’endroit pourra être valorisé et utilisé, ce qui n’était pas le cas avant les travaux. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Autres phases

La Ville doit maintenant obtenir les autorisations environnementales afin de compléter la réfection des berges tout le tour de la baie.

Les autres phases concernent notamment le parc Marcil et sa rampe de mise à l’eau double, la langue de terre, le quai fédéral et le parc Cauchon.