Les taux d’occupation dans les deux hôpitaux de la région sont plafonnés. La construction de l’Hôpital de Vaudreuil-Dorion est souhaitée plus que jamais par les membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) rattachés aux hôpitaux cités
L’Hôpital du Suroît avait un taux d’occupation de 282 %, le mercredi 11 janvier à 10 h 23. Pendant ce temps, celui de l’Hôpital Barrie-Memorial à Ormstown est de 180 % et l’établissement est pris avec une éclosion d’influenza.
Mélanie Gignac, représentante syndicale de la FIIQ à Salaberry-de-Valleyfield fait valoir que les gens qui se présentent à l’Hôpital du Suroît sont vraiment malades. «C’est le temps de la grippe et de la gastro, informe Mme Gignac. Il faut aussi prendre en considération qu’avec les conditions climatiques actuelles, les rues et les trottoirs sont glacés, ce qui provoque des accidents de voiture avec blessés ou bien des chutes de piétons qui doivent recevoir des soins.»
Le temps supplémentaire est chose courante présentement dans les établissements de santé. «C’est très difficile pour les travailleurs, mentionne la représentante syndicale. Il y a des patients partout. La demande de soins est tellement grande que nous devons avoir recours à des travailleurs qui proviennent d’agences de placement afin de donner un service adéquat.»
Mélanie Gignac informe que l’ouverture de l’Hôpital de Vaudreuil-Dorion annoncée par le gouvernement l’an dernier pourrait venir mettre un baume sur le taux d’occupation à l’urgence de l’Hôpital du Suroît.
«Ça changerait sûrement quelque chose, confie Mme Gignac. Le problème c’est que ça fait 20 ans que j’en entends parler et il n’y a toujours rien. La construction d’un hôpital dans ce secteur répondrait vraiment à un besoin réel. La population est vieillissante et a besoin de services.»
