Le Club Joie de Vivre a remporté à plus d’une reprise au cours des derniers mois, le titre d’organisme de l’année dans Salaberry-de-Valleyfield et le directeur général François Tessier désire profiter du momentum pour démontrer à quel point le club a évolué.
«Les résultats de tous les efforts que nous avons mis arrivent en même temps. C’est formidable parce qu’au projet, j’y crois et je sais que je suis entouré d’une équipe formidable. Des gens qui ont sauté à pieds joints avec moi dans le bateau du Club Joie de Vivre 2.0», plaide-t-il, accompagné de Johanne Béliveau, coordonnatrice au partenariat et au développement.
Ensemble, ils veulent aller plus loin, développer l’organisme et en offrir plus aux adultes qui vivent avec une déficience intellectuelle. «Nous existons depuis 47 ans, depuis 1979, c’est une belle longévité, mais maintenant, nous voulons aller plus loin», explique François Tessier, directeur général depuis 2022.
En pleine progression
Déjà à son arrivée, les défis étaient nombreux. «Déjà, nous avions un seul local. Avec notre clientèle, ça ne permettait pas de développer grand-chose. On a déménagé, évolué et maintenant nous avons trois beaux groupes et nous regardons pour un quatrième», plaide le responsable du Club qui a déménagé dans l’ancienne église Pie-X, devenu le Centre Pie-X.
«Nous avons plus d’espace alors c’est possible de créer des moments où tout le monde se voit, même si on a une clientèle diversifiée. Chaque groupe répond à différents besoins, ce qui nous permet de faire du maintien d’acquis. En plus, avec la formation que nous offrons au sein de nos équipes, on a vu des membres qui se sont tellement plus développés. On vit de belles réussites», assurent les responsables.
Les membres, 80 en intégration complète, gagnent en confiance et ça a un impact sur leur vie sociale. «Nous avons des sorties au zoo de Granby, au miniputt, on fait de la normalisation et de l’inclusion avec notre clientèle. On prépare des recettes, mais on part de A pour aller à Z en faisant notre liste, et en allant directement à l’épicerie avec eux», dévoile Johanne Béliveau qui aimerait bien pouvoir bénéficier de plus de moyens financiers pour obtenir de la place pour les 32 personnes sur une liste d’attente.
Des gens dédiés
Le Club Joie de Vivre compte 11 employés à temps plein l’été, qui tombent à neuf pour le reste de l’année. «Ces gens là veulent progresser avec nous, mais on veut aussi garder notre ADN, notre côté humain. Tout ça dans le but que la communauté voit nos réalisations, qu’ils sachent qu’on existe», dit François Tessier, fier des nombreux acquis.
Des employeurs vont même jusqu’à embaucher des membres du Club. Les Moulins La Fayette en font partie. «Ils veulent faire une différence en employant une de nos membres», ajoutent-ils.
Maintenant, ils veulent que les entreprises de la région embarquent en voyant qu’ils peuvent avoir confiance aux dirigeants de l’organisme. «C’est simple, créer des campagnes de financement qui vont fonctionner pour augmenter notre offre. Nous sommes un service essentiel, le besoin est là et ça devrait se refléter. Investir avec nous c’est d’investir dans l’inclusion», concluent-ils en tendant la main à d’éventuels partenaires.

