Alexia Aumais a commencé à boxer il y a un an et demi quand sa tante a voulu essayer le cardio-boxe. Elle a suivi et les entraîneurs du Club 201 Fitness ont tout de suite remarqué quelque chose de spécial chez l’athlète qui avait alors à peine 16 ans.
«Son côté athlète était présent, elle a le talent, la discipline, il fallait juste aiguiser les atouts», lance Jean-Philippe Pilon qui est l’un des mentors de la boxeuse qui vient de remporter les Gants de bronze féminins chez les 130 livres à Saint-Hyacinthe au début avril.
La pugiliste de Rivière-Beaudette est considérée comme un diamant qu’il faut polir. «Elle est pressée d’aller plus loin, plus haut, trop vite. Il faut lui montrer les étapes, mais elle respecte ça maintenant», explique l’entraîneur qui a lui-même boxé à une certaine époque et qui aimerait remettre les gants pour un affrontement. «On lui a montré la vision, le plan, tout était là», ajoute Jean-Philippe Pilon qui a travaillé de pair avec Jason Lynch et la propriétaire du Club 201 Fitness, Mélissa Gravel pour faire d’Alexia, une boxeuse prête pour le ring. Les parents d’Alexia font aussi un travail formidable en appuyant leur fille et en étant présents pour elle.
Une sportive disciplinée
Toujours à l’heure, pleine de volonté et prête à enfiler les gants, Alexia Aumais embrasse sa carrière sportive avec sérieux, de front avec ses études. «Après le cardio-boxe, j’ai testé le récréatif et je suis passée au compétitif. Je voulais tout de suite des combats, mais je me suis préparée pour cette année, sans brûler les étapes», rigole la timide jeune fille qui étudie en cinquième secondaire à l’École des Navigateurs de Saint-Zotique et qui se préparer parallèlement à ses études en Techniques de Génie civil au Cégep de Valleyfield en vue de la prochaine rentrée.
Ainsi, lors des Gants de bronze, qui mettent de l’avant des boxeurs ayant moins de cinq combats au compteur, elle n’a pas sursauté quand on lui a suggéré de passer chez les 130 livres. «Je m’étais préparée pour les 125 livres, mais ma seule rivale a décidé le matin de passer plus haut. En me joignant à ce groupe, je devais maintenant faire face à cinq adversaires potentielles», raconte celle qui a finalement affronté deux autres filles pour mettre la main sur le Championnat 2026 dans sa catégorie.
Celle qui a surveillé son alimentation en plus de fréquenter assidûment le gym se dit fière du chemin parcouru. «Mon adversaire était prête aussi, nous avions fait nos devoirs, alors ça a été une belle finale», dit celle qui avait songé à combattre chez les 115 livres, mais qui a dû augmenter le poids pour respecter sa santé, ses hormones d’adolescentes.
Un prochain combat
Alexia aimerait battre le fer pendant qu’il est chaud et se battre lors du premier gala organisé par le Club 201 dans ses nouveaux locaux de la rue Du Marché à Valleyfield, mais il reste à trouver une adversaire.
Idem pour son entraîneur qui cherche un rival chez les 65 kilos au niveau des Maîtres.
«On va essayer de leurs trouver des boxeurs. Notre but est d’avoir 14 combats et d’accueillir entre 200 et 300 spectateurs. Nous avons un bel espace, il y aura de gros affrontements, de la musique, une belle animation, un dj, un menu. Les gens vont aimer notre nouvelle place, en plus de venir encourager la relève de la région. J’espère qu’il y aura foule parce que nous travaillons fort, en équipe. Un beau groupe tissé serré», indique Mélissa Gravel qui a acheté le Club 201 il y a 7 ans, le 27 avril et qui célèbre les 10 ans de la fondation du club cette année. Le gym était à l’origine dirigé par Francis Lafrenière à Saint-Clet.
Le Club 201 Fitness est situé au 24 rue Du Marché, au-dessus de La Baraque et les billets sont d’ores et déjà en vente pour le gala prévue le 16 mai.

