Hydroméga, une compagnie de FirstLight, planche sur l’implantation d’un parc d’une dizaine d’éoliennes à Saint-Urbain-Premier. Le promoteur et des consultants présenteront le projet au cours d’une séance d’information publique ce jeudi 4 juin à la salle communautaire de Saint-Urbain-Premier, de 17 h à 20 h.
Le projet en est au stade préliminaire de développement, souligne Sophie Coudret, chargée du projet éolien Beauharnois. Hydroméga prévoit le déposer dans le cadre de l’appel d’offres d’Hydro-Québec en février 2027. S’il est accepté, la mise en service des éoliennes se dessinerait vers 2033.
Au final, le parc regrouperait de 11 à 15 éoliennes d’une capacité totale de 100 MW. À lui seul, le projet alimenterait près de 30 000 résidences. Le choix de turbines d’une capacité de 7 MW par éolienne est envisagé. Cela permettrait «de maximiser la production énergétique avec un nombre limité d’éoliennes». Il s’agit du seul projet éolien sur lequel le promoteur travaille dans la région.
Le projet éolien Beauharnois a été présenté en 2023 lors d’un appel d’offres d’Hydro-Québec. La société d’État l’a refusé. À cette période, le cadre réglementaire de la Municipalité régionale de comté interdisait tout parc éolien sur son territoire. Un assouplissement possible de la réglementation était en cours lors du dépôt du projet, explique Mme Coudret.
La MRC revoit sa réglementation. En avril, 250 personnes ont participé à une consultation de la Municipalité régionale de comté.
Impact sur les terres cultivables
Pour le moment, les intervenants du projet éolien Beauharnois étudient plusieurs variables dont l’impact sur les terres cultivables et le son tout en considérant les contraintes environnementales et le règlement de contrôle intérimaire de la MRC de Beauharnois-Salaberry, présentement à l’étude.
«Cette optimisation se poursuit toujours à l’heure actuelle et continuera d’évoluer avec l’avancement des études. Le projet est maintenant concentré uniquement sur le territoire de Saint-Urbain-Premier», mentionne Mme Coudret.
S’il est réalisé, le projet éolien engendrera des revenus pour les communautés locales, par l’octroi de contrats à des entreprises de la région entre autres. «Les propriétaires participants reçoivent également des paiements annuels liés aux ententes d’utilisation des terres conclues dans le cadre du projet», affirme Sophie Coudret.
La Municipalité de Saint-Urbain-Premier obtiendra un retour financier pour l’hébergement des infrastructures, notamment. «En vertu du cadre actuellement prévu, la collectivité locale recevrait une redevance annuelle de 6 227 $ par MW installé. Pour un projet d’environ 100 MW, cela représenterait environ 620 000 $ par année, indexé annuellement sur l’IPC [indice des prix à la consommation], soit près de 25 millions de dollars sur 30 ans», détaille la chargée du projet éolien Beauharnois.
Si la MRC de Beauharnois-Salaberry participe au projet, elle pourra avoir «accès à une part directe des revenus générés pendant toute la durée de vie du parc éolien».
Quand Le Soleil a demandé à la Municipalité de Saint-Urbain-Premier les raisons pour lesquelles elle s’intéresse à l’éolien, la directrice générale Julie Roy a répondu qu’il n’y a «aucun projet de déposé à la MRC pour le moment. Il n’y a donc rien à présenter».


