La joueuse de flag-football Léa Duval revient fière et soulagée des championnats du monde disputés en Allemagne. La Campivallensienne a contribué à la médaille d’or du Canada ainsi qu’à l’obtention du ticket pour les Jeux olympiques de 2028. Elle est toutefois de retour au pays avec une blessure qui lui fait craindre le pire.

«Je redescends tranquillement de mon nuage, a laissé savoir celle qui joue à la position de poursuiveuse. On était en mission. On voulait bien sûr gagner l’or, mais surtout qualifier le Canada pour les Jeux olympiques; c’était le plus gros morceau.»

En finale, le Canada a vaincu les États-Unis 27-20. Une partie que Duval a dû observer des lignes de côté en raison d’une blessure subie en demi-finale.

«J’estime avoir bien joué mon rôle de mettre de la pression sur le quart-arrière adverse durant le tournoi, laisse-t-elle savoir. Assez que lors du dernier jeu de la première demie contre le Mexique, le match le plus important parce qu’une victoire nous assurait notre place aux Jeux olympiques, j’ai vraiment tout donné. Mon genou a fait un mouvement qu’il ne devait pas faire. J’ai quand même terminé le match sur l’adrénaline.»

L’évaluation de deux physiothérapeutes et d’un médecin l’a cependant convaincue de demeurer inactive pour la partie contre les Américaines. Son ligament croisé antérieur semble touché et le dilemme était de jouer la finale et compromettre sa carrière ou se retirer et amorcer son processus de guérison.

«J’ai pu terminer la demi-finale et je suis capable de marcher; a-t-elle indiqué en attente d’un test qui confirmera l’état de son genou. J’espère que ce ne sera pas trop grave. Mais ça me crée un peu d’anxiété.»

Perfectionnement payant

Le Canada a entrepris une grande démarche avec la confirmation que le flag football sera en compétition officielle en 2028 à Los Angeles. L’équipe a travaillé fort, en plus d’investir du temps, des sacrifices et de l’engagement. Les attentes de la fédération étaient élevées et les filles ont élevé leur jeu d’un cran dans la dernière année.

Deux camps en Californie et un autre en Chine leur ont permis de s’entraîner et d’affronter d’autres nations rivales.

Si bien qu’aux Championnats du monde, toutes les filles ont tout donné au moment opportun.

«Je sens que j’ai perfectionné mes performances et mes habiletés physiques à travers ces camps, a fait observer Duval. Mais on a surtout bâti une famille. Sur le terrain, on a joué avec beaucoup de plaisir. On était toutes sur la même page. Une équipe bien rodée. »

Le rêve olympique

Léa Duval profitera d’une pause sportive. L’enseignante devrait entreprendre la rentrée dans une école du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands.

Un championnat continental est à l’agenda du Canada l’an prochain et un tournoi de qualification olympique à Montréal. Le Canada est déjà qualifié, mais Duval aimerait bien que l’Unifolié dispute quelques parties hors concours pour l’occasion.

Mais le gros morceau, comme elle l’a nommé, ce sont les Jeux olympiques. «C’est grandiose, c’est marquant et je souhaite tellement y participer, a-t-elle affirmé. Je ne sais pas ce qui m’attend d’ici 2028, mais je vais tout donner. Il y a une raison si j’ai joué toute la demi-finale, même blessée. Ce serait un rêve et une fierté de représenter mon pays. »

Le Canada est qualifié, mais l’alignement n’est pas définitif. Seulement 10 joueuses seront retenues pour Los Angeles. Peu importe le dénouement, Duval assure être reconnaissante et fière d’avoir contribué à l’éclosion du flag-football canadien sur la scène internationale.

Équipe Canada féminine de flag-football a rempli une double en mission en Allemagne, soit de se qualifier pour les Jeux olympiques et rafler l’or. (Photo : Football Canada)