Une gamine de 6 ans qui s’adonnait à la glissade dans le parc Delpha-Sauvé a été agressée par un chien en liberté. La mère de l’enfant déplore l’attitude du maître dans les circonstances.
La petite Léa glissait avec sa grande sœur dans les corridors de neige aménagés par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield sur la montagne de parc lorsque l’agression est survenue. Selon les dires des deux enfants, le chien n’était pas en laisse puisque la dame qui en avait la charge aurait dit aux gamines qu’il n’était pas agressif et qu’il n’y avait pas de danger.
Immédiatement après l’attaque (3 morsures qui ont transpercé l’habit d’hiver de Léa) la dame se serait enfuie avec la bête en disant à l’enfant d’arrêter de pleurer.
«C’est terrible. Malgré que ma fille avait un habit de neige et deux chandails, elle a des marques tellement que le chien l’a mordue fort, dit Isabelle Boudreau Lauzon, mère de la petite victime. J’ai moi-même fait les démarches pour retrouver le propriétaire du chien via les réseaux sociaux. Je l’ai finalement rencontré et il dit que son chien n’a pas fait cela, qu’il voulait sûrement jouer. Il n’était même pas présent puisque son chien était sous la responsabilité d’une promeneuse.»
Devant l’attitude du propriétaire, Mme Boudreau-Lauzon s’est présentée au poste de police de la Sûreté du Québec de la MRC de Beauharnois-Salaberry. Toutefois, elle déplore l’accueil qu’elle dit avoir reçu. «J’ai été au poste une première fois et l’agente m’a pratiquement dit de m’en aller, que les policiers ne pouvaient rien faire, s’indigne la mère. La rencontre s’est déroulée en deux ou trois minutes sans plus.»
C’était mal connaître la mère des deux fillettes de croire qu’elle arrêterait ses démarches. Elle est retournée une seconde fois au poste de police, mais cette fois munie d’un enregistreur vocal.
Après sa rencontre, la dame a fait parvenir l’enregistrement audio aux médias.
Sur la bande audio, on entend clairement Isabelle Bourdeau-Lauzon et le père de la fillette parler avec un policier. Dans la discussion, le policier explique les procédures que doivent suivre les parents afin qu’une plainte soit possiblement retenue. De plus, l’agent informe les deux parents que la fillette devra faire une déclaration et sera peut-être appelée à témoigner à la cour. «Le propriétaire du chien a droit à sa défense lui aussi, dit le policier. La morsure de chien c’est une infraction au règlement municipal», indique le policier.
La rencontre se termine sur une note positive puisque le policier mentionne qu’il va personnellement rencontrer le propriétaire du chien pour avoir sa version et qu’il va recontacter la mère.
Le travail des policiers a été fait rapidement puisque dès le lendemain de la rencontre, Joyce Kemp, responsable aux relations avec les médias pour la Sûreté du Québec confirme que le policier a retrouvé la dame qui avait la garde du chien lors de l’agression. «Deux constats d’infraction ont été remis à la dame, informe Mme Kemp. Un pour avoir laissé un animal sans laisse dans un endroit public et un pour la morsure. On parle d’un montant total de 298 $.»
«J’ai réussi à me faire entendre. Je souhaite dorénavant que le maître soit plus prévenant afin que ce genre de situation n’arrive plus», assure Isabelle Bourdeau-Lauzon.
