Si le Sud-Ouest a connu un réel succès en haltérophilie lors de la plus récente édition des Jeux du Québec à Blainville, ce n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’un travail acharné des entraîneuses de l’équipe et des membres qui ont ramené un impressionnant lot de médailles.
«L’haltérophilie c’est toi contre toi-même, constamment. Les filles savaient où elles s’en allaient et que les attentes étaient hautes. Elles ont toutes bien performées, parce qu’elles mettent beaucoup d’efforts dans ce qu’elles font», lance l’entraîneuse d’une grande partie du contingent, Renée Bertrand.
Elle entraîne cinq des sept filles qui ont représenté le Sud-Ouest. L’équipe toute féminine a ramené 15 médailles. Pour toutes ces haltérophiles, il s’agissait d’une première expérience aux Jeux.
Des filles confiantes
Le Saint-François a eu la chance de s’entretenir avec trois d’entre elles à quelques minutes d’un énième entraînement dans le cadre de leur programme sport-études à la Cité-des-Jeunes.
Charlie Séguin et Alizée Fortin en secondaire 5, de même qu’Arielle Cameron en secondaire 3 se trouvaient au Centre d’entraînement Minka pour une séance de près de 3 heures d’exercices après avoir étudié en matinée à l’école secondaire du secteur Vaudreuil.
Pour Charlie Séguin, une nouvelle haltérophile doublée d’une cheerleader d’expérience, le sport c’est du sérieux. Mais il y a plus. «Je fais de l’haltéro depuis septembre alors que je suis venue essayer avec Alizée. C’était un nouveau défi et pour les Jeux du Québec c’était une deuxième compétition à vie. Une nouvelle expérience et j’ai réussi à établir quatre records personnels», indique l’étudiante athlète qui s’envole bientôt pour les Championnats mondiaux de cheer à Orlando, en plus de poursuivre ses études qui la mèneront en Sciences de la nature au Cégep de Valleyfield en septembre.
Ses techniques apprises en haltérophilie l’aident à performer en cheer, alors qu’elle utilise sa musculature pour projeter ses coéquipières à des hauteurs jamais atteintes auparavant.
Alizée Fortin a amorcé sa carrière d’haltérophile en août 2023 après avoir pratiqué la gymnastique pendant une grande partie de sa jeunesse. En sport-études, elle était curieuse d’essayer et a tout de suite aimé la technique utilisée. Un aspect primordial du sport. Ses heures de pratiques, jumelées à son sérieux, lui ont permis de rafler deux médailles d’argent et une autre en bronze sur les planches de Blainville. Elle entend poursuivre au civil dès l’automne alors qu’elle prendra la direction du Cégep de Valleyfield en Techniques de gestion et d’administration.
Une athlète puissante
Arielle Cameron est en secondaire 3, mais elle se trouve la plupart du temps dans les gymnases de la région. Joueuse de volleyball, elle brille aussi en haltérophilie. Elle a accroché trois médailles d’or à son cou lors de la plus récente finale provinciale alors qu’elle représentait le Bleu et Vert.
L’adepte de CrossFit a voulu essayer l’haltérophilie il y a un an et demi. «Il n’y a pas de CrossFit en sport-études. C’est ce qu’il y a de plus proche et j’aime ça», prétend l’étudiante de secondaire 3 qui aura toujours l’âge de prendre part aux prochains Jeux du Québec en 2028, à Victoriaville.
Elle y sera vraisemblablement avec Flavie Delay une étudiante de secondaire 2 qui a remporté trois médailles d’argent à Blainville. L’autre membre du quintette, Maïka Turcotte, une étudiante du cégep qui pratique l’haltérophilie depuis 2 ans a remporté deux fois l’or et une fois le bronze.
Maintenant, il reste deux compétitions à cette troupe de championnes d’ici la fin de la présente saison.
Elles seront à Lachute, début mai, dans le cadre du Championnat étudiant. Puis aux Championnats canadiens juniors qui se tiendront à Chambly du 5 au 7 juin. Cet événement majeur, organisé par le Club Fortius, réunira les meilleurs athlètes canadiens de 20 ans et moins. «Elles représentent leur école et elles peuvent être fières. Elles sont travaillantes et disciplinées», conclut Renée Bertrand qui pratique elle-même la discipline depuis l’âge de 14 ans.

