Le sort de Sergio Moniz est désormais entre les mains du juge Bertrand St-Arnaud. L’homme aux multiples antécédents judiciaires dit avoir agi pour éviter que la tête de la victime soit mise à prix.
Sergio Moniz a plaidé culpabilité à des accusations d’extorsion, de possession d’arme alors qu’il était sous le coup d’une interdiction et de possession de stupéfiants. Lors de la rafle policière à la résidence de l’homme de 38 ans, les policiers ont aussi découvert des drones et des plugs anales. «C’est exactement ce qui est utilisé pour faire entrer des stupéfiants dans les centres de détention», mentionne au juge St-Arnaud Me Kim Émond lors des représentations sur sentence qui se sont déroulées le jeudi 27 juillet au palais de justice de Valleyfield.
L’arrestation de Sergio Moniz en novembre 2016 est étroitement liée à celle d’Aimé Bourbonnais, condamné à purger 30 mois de détention le 14 mars dernier. Il avait reconnu sa culpabilité à des accusations de harcèlement, d’avoir conduit son véhicule alors qu’il avait les capacités affaiblies par la drogue et d’avoir participé à un complot d’extorsion.
Sergio Moniz est allé voir un individu qui, selon lui, doit la somme de 65 000 $ à Aimé Bourbonnais. «Il a dit à la victime qu’il était un ancien membre des Rock Machine et qu’il n’hésiterait pas à avoir recours à la violence si cela était nécessaire», ajoute la procureure.
En défense, Me Olivier Cusson a tenu un discours à l’opposé de la poursuite. Selon le juriste, une peine de 15 à 18 mois de détention serait de mise. «Le principal dossier est l’extorsion, mentionne Me Cusson. Pour ce qui est des autres chefs d’accusation, ils devraient être purgés de façon concurrente. De plus, rien ne prouve que les plugs anales retrouvées chez M. Moniz étaient destinées à faire du trafic de stupéfiants en milieu carcéral. Peut-être qu’il avait acheté cela, car il allait dans une fête et qu’il savait qu’il ne pouvait pas entrer son cannabis sans le dissimuler.»
Le juge Bertrand St-Arnaud a pris la cause en délibéré. Il fera connaître sa décision le mardi 19 septembre à 9 h 30 à la salle 8 du palais de justice de Valleyfield.
